Zola a faim et veut manger Google Play et Amazon

Clément Solym - 20.07.2012

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Zola est une nouvelle entreprise de plateforme numérique qui aspire à remplacer Google eBooks, et pourquoi pas Amazon.

 

 

 

Self Portrait"Zola. Nous sommes tout de Z à A", dit Regal,

ajoutant que c'est comme Amazon, mais à l'envers.

 

 

Fondée en septembre 2011, Zola est une nouvelle entreprise de librairie/plateforme, financée par des auteurs et d'autres investisseurs. Actuellement, la société remporte une levée de 1,3 million de dollars. Le but est simple : celui de former des partenariats avec des éditeurs et des libraires indépendants intéressés par la vente de livres numériques, et aspirer à remplacer Google eBooks et même Amazon.

 

Google, en s'associant avec American Booksellers Association (ABA), avait permis à des librairies indépendantes de vendre des livres numériques. Un programme qui n'a malheureusement pas fonctionné, manque de succès. Les librairies indépendantes n'ont pas réussi à persuader les lecteurs d'acheter des livres numériques. « Pour nous, c'était juste beaucoup trop cher », a dit Katie Fransen, acheteur de livre à One More Page Books, dans l'Arlington, et salariée responsable des efforts numériques du magasin. L'ABA a facturé chaque librairie autour de 200 dollars par mois pour le service de Google eBooks. Des frais beaucoup trop élevés par rapport au petit pourcentage réalisé sur la vente réelle, se couplant avec de nombreuses autres contraintes de plateforme.

 

Zola espère s'insérer dans le marché de manière plus efficace, plus attractive et plus rentable : « Nous voulons être choisis par des librairies indépendantes pour remplacer Google », a déclaré Joe Regal, un ancien agent littéraire qui est le fondateur et le P.D.G. de Zola.

 

Une version bêta plutôt enbcourageante


Zola veut permettre à chaque librairie indépendante de créer sa propre devanture. Chaque libraire est responsable de la commercialisation, mais les revenus pourraient valoir le coup. Zola annonce payer aux librairies indépendantes 60 % des revenus nets de chaque vente. Avec Zola, les éditeurs obtiendraient 70 % de droits sur chaque vente. Par exemple, sur des livres vendus 9.99 dollars, environ 7 dollars iraient chez l'éditeur, 1.55 dollar irait à la librairie, 1.05 dollar irait à Zola.

 

Pour le moment, 48 librairies se sont inscrites à la version bêta de Zola et la moitié environ ont indiqué vouloir l'utiliser lors de sa sortie le 4 septembre. La société a également recruté des éditeurs, permettant environ 334.000 titres disponibles. Concernant les œuvres autoéditées, un partenariat avec Smashwords pourra être prévu, ainsi qu'avec d'autres distributeurs de travail autoédité. Pour les trois grands éditeurs - Hachette, Simon et Schuster et HarperCollins - la relation qu'ils ont avec Zola dépendra de la décision du Juge Denise Cote qui sera délivrée cet été sur le règlement de fixation des prix d'ebooks.

 

À part être une autre devanture où les éditeurs peuvent vendre leurs marchandises, Zola souhaite intégrer des outils sociaux où les lecteurs peuvent interagir, des critiques professionnels, des propriétés médiatiques, des cercles de lecture et des blogueurs. Chaque éditeur et libraire auront l'accès à la base analytique sur les goûts des lecteurs que Zola fournira, y compris des données démographiques et géographiques.

 

Depuis 2012, la société a déjà gonflé ses rangs : avec 4 salariés il y a cinq mois, Zola en compte aujourd'hui 18. La société a des plans ambitieux. Elle espère ramener 350 librairies indépendantes à sa cause vers la fin de l'année - la même quantité que Google avait recruté pour son programme de revendeur.