A deux pas de la mort, Page 99 : La sanglante Saint-Sylvestre

Clément Solym - 16.03.2012

Livre - crimes - morts - Peter James


Cette semaine encore, plongeons dans le plaisir d'une lecture critique arbitraire, avec les Pages 69 et 99, passées en revues, pour découvrir cette fois un petit Polar signé Peter James. À deux pas de la mort débute le soir de la Saint-Sylvestre : une femme est violée, et son agresseur disparaît avec les escarpins et les vêtements de sa victime. Exercice de fétichisme ?

 

« Quand l'information tombe, le commissaire Grace est précipité douze ans en arrière, en 1997. À l'époque, l'homme aux chaussures, comme on l'avait surnommé, avait agressé plusieurs femmes, avant de s'emparer d'un de leurs escarpins. Tous des modèles de créateurs. Un trophée… Un souvenir cuisant pour Roy Grace qui n'est jamais parvenu à arrêter le coupable.

Lorsqu'une seconde agression avec vol de chaussures est recensée à Brighton, le profil d'un fétichiste commence à se dessiner. Quant aux similitudes avec 1997, elles se multiplient. Même schéma. Même période de l'année. Même mode opératoire. Or après la cinquième victime, l'homme était passé au meurtre.
»

 

Cycle macabre, et meurtres horribles, certes, et un inspecteur qui angoisse de revivre des événements anciens, et bien douloureux. Allez, direction la Page 69, pour commencer. 

 

Ou pas. En fait, la Page 69 est celle du titre d'un chapitre. Alors bon... la typo est agréable, et les majuscules bien faites. Mais le mot AUJOURD'HUI, n'est pas vraiment plus évocateur. Sinon, pour nous rappeler que l'on passe d'un temps à un autre.

 

Bon, allez, direction la Page 99, pour plus de saveur. 

 

Petite séquence culinaire, en plein restaurant. On y brosse le portrait d'un entrepreneur, celle de Garry Starling, qui, parti de rien, est aujourd'hui à la tête d'une société de sécurisation. Et avec laquelle il a fait fortune. Un succès professionnel fantastique et qui ne se dément plus. 

 

Un repas à quatre, avec son épouse, Denise et face à eux, Maurice et Ulla, avec une tension palpable : Denise négligée et alcoolique, manifestement, Maurice qui trompe ou a trompé sa femme, et Ulla très peu esquissée. 

 

Le Nouvel An avait commencé entre eux par une crise de Denise, manifestement ivre, après avoir bu une bouteille de champagne seule. De quoi mettre Garry sur les nerfs et susciter la compassion de Ulla. 

 

La séquence est convaincante. Si l'ambiance du livre est du même ton, ça promet. Quant aux personnages, ils portent d'ores et déjà leur lot de squelettes dans les placards. Du très lourd. On va faire confiance à ce que l'on vient de lire.

 

Et puis, il y en a pour 600 pages, tout de même.

 

Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne), par Raphaëlle de Dedourge.

 

 

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