Ça remue. Ça canarde : Freaky Fridays, avec un tueur aux trousses

Clément Solym - 07.05.2012

Livre - Freaky Fridays - anniversaire - meurtres


Depuis que son mari Joe est mort, un vendredi 13, il y a quelques années, Hélène Robinson coule une vie paisible dans une petite maison normande à proximité de Deauville.

 

Malgré une franche antipathie pour leurs proches voisins, les Devauchelle, Joe et Hélène avaient pris en affection la petite dernière, Gaëtane, une enfant un peu attardée qui s'était attachée à eux. Avec son chien Adrianus, Gaëtane aimait bien rendre visite aux deux retraités anglais de la maison voisine et, après la disparition de Joe, Hélène avait poursuivi avec une certaine tendresse cette relation.

 

C'est pour cela qu'elle se faisait une joie d'apporter à ses voisins la commande qu'elle avait reçue d'eux puisque, comme le lui avait suggéré Joe, elle s'occupait à préparer de succulentes pâtisseries pour un réseau fidèle, mais restreint de clients. Un plaisir, une occupation et un petit loisir en même temps qu'une petite source de revenus complémentaires.

 

Alors, passant par la cuisine, à l'arrière de la maison, Hélène a amené le gâteau d'anniversaire de Gaëtane à Suzanne qui travaille pour les Devauchelle et, invitée par la maîtresse de maison, s'apprête à rejoindre toute la famille dans le salon tout au bout du couloir.

 

Mais alors qu'elle s'était retournée pour attendre Gaëtane dans ce long couloir, Hélène perçoit des « flops, flops » très caractéristiques d'armes automatiques équipées de silencieux et voit, dans le salon, les différents membres de la famille ainsi que la pauvre Suzanne qui la cache aux yeux des agresseurs masqués, s'affaisser les uns après les autres avec de grosses taches rouges sur leurs vêtements.

 

Avec une surprenante agilité, notre retraitée sexagénaire s'éclipse avec Gaëtane et son chien, planque ces derniers au fond de la niche dans le jardin et s'échappe après avoir entendu quelques échanges (en russe,) entre les agresseurs.

 

Voilà Mamie Hélène, trahie par sa carte de visite dans le carton d'emballage du gâteau, partie pour une cavale époustouflante avec des tueurs à ses trousses.

 

Et je n'exagère pas en disant époustouflante. C'est vrai que, au volant de sa Kangoo, le départ précipité de Mamie Hélène va se transformer en une course poursuite assez haletante dans la quelle Brigitte AUBERT dévoile peu à peu toutes les ficelles de l'intrigue : un peu de politique-fiction (pas si fiction que cela très certainement), un peu d'entourloupes mafieuses, un peu de services secrets et d'agents doubles (ou plus), un peu de manipulation et beaucoup d'imagination.

 

Ça remue. Ça canarde. Tout le monde trompe tout le monde. Les bons sont plus méchants que les méchants. Mais les méchants ne sont pas bons pour autant. Et un retraité peut en cacher un autre !

 

De rebondissements en surprises, le scénario nous conduit dans les arcanes d'un trafic d'armes et d'influences où les pruneaux font mal au ventre et les pétards ne sont pas tous mouillés…

 

Le dynamisme de l'histoire est incontestable et la narration est tout à fait au niveau : alerte, surprenante, parfois décalée, sans fioritures, mais d'une entraînante fraîcheur.

 

Mon seul regret est un final un peu alambiqué, manquant de crédibilité et de consistance, tournant court et peu explicite.

 

Dommage de gâcher, dans les cinq dernières pages, le plaisir d'une lecture qui ne s'était aucunement démenti jusqu'alors.





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