Carnets de l'île d'Orléans, Faber, Lise Julien et Marc Lebel

Clément Solym - 23.06.2009

Livre - carnets - ile - Orleans


Sur une carte, l’Ile d’Orléans ressemblerait presque à un énorme coin qu’un bûcheron aurait tenté d’enfoncer dans le lit du Saint-Laurent pour l’empêcher de s’écouler, au-delà de Québec, vers le Golfe et l’Océan. Un énorme coin cependant tout petit pour un fleuve immense.

 

Sur l’île, une fois passé le pont qui la relie à la rive Nord, quasi en face des Chutes de la Montmorency, c’est un peu une remontée dans le temps qui s’opère.

 

De Sainte Pétronille à Saint François, ont été jalousement conservées vieilles maisons aux toits pentus munis de hautes lucarnes ou de vérandas qui courent toutes les façades, vieilles granges aux murs de planches, anciennes demeures patrimoniales et vieilles églises ou encore maisons en pierre datant du régime français !

 

Les agriculteurs s’emploient à y cultiver fraises et pommes réputées, mais aussi à produire miel et dérivés de l’érable (dont le sirop sur les crêpes est une merveille !).

 
Et c’est à Saint-Pierre que repose Félix Leclerc.
 

C’est cette île, emblématique aux yeux des habitants de (et du) Québec que FABER, Lise JULIEN et Marc LEBEL ont décidé de chanter.

 

FABER étale au fil des pages des aquarelles de rêve où explosent des couleurs impossibles, où éclatent les fleurs printanières, où se côtoient les ombres et les lumières, où s’écoulent toutes les heures du jour et se succèdent les visages magiques des saisons.

 

Lise JULIEN et Marc LEBEL rivalisent de poésie pour accompagner cette féerie de couleurs de leurs haïkus. Un exercice difficile (5 puis 7 puis 5 syllabes seulement pour trois uniques vers) qui pourtant exacerbe la beauté des aquarelles.

 

Un hommage collectif à une île magique où même le frimas est un bonheur quand passent sur le fleuve les gros glaçons d’hiver bousculés par le vent et les vagues : le bonheur suivant est un chocolat chaud…

 
Belle Ile d’Orléans

Pourrais-je enfin revenir

Voir Québec au loin
 
Une merveille vous dis-je.