Humeurs: Défense de la langue française - il y a urgence!

Les ensablés - 12.04.2013

Livre


Chers lecteurs, je vous engage à lire cet article paru ce jour dans Libération. http://www.liberation.fr/societe/2013/04/12/l-universite-francaise-va-t-elle-parler-anglais_895729 Glaçant, n'est-ce pas, pour ceux qui aiment la littérature, la culture française? Le français ne meurt pas du fait des étrangers. Il n'y a pas de complot anglo-saxon contre nous. Ce sont les Français eux-mêmes qui détruisent leur langue, sans tenir compte de ceux qui l'aiment vraiment: les étrangers justement. Comme l'indique l'article, "Sur les quelque 250 000 étrangers qui font leurs études en France, 45% disent venir pour la qualité de la formation et 37% pour la connaissance de la langue française". Or que faisons-nous?  Notre ministre envoie un message clair de désengagement, d'abandon à tous ces gens qui ont encore quelques illusions sur la France... Que le ministre aille au Québec! En Roumanie, voir nos frères de langue; il s'y ressourcera. De quoi avons-nous l'air? Menacé à l'étranger, voilà le français en passe d'être peu à peu retiré de nos universités. On argue que les écoles de commerce, Sciences Po, officient déjà en anglais. On devrait le leur interdire plutôt que d'étendre cette pratique illicite. Ces gens des écoles de commerce n'ont que faire de la culture française. On voit ce qu'ils en font par la suite dans les entreprises où ils travaillent, poursuivant leur tâche de démolition généralisée. Sous prétexte que les étrangers ne parlent pas notre langue, on parle... l'anglais, tandis que l'anglais, l'américain, lui, peut travailler en France sans savoir le moindre mot de français! On dit: cela ne concerne que le commerce, la finance... Je ne crois pas qu'on puisse ainsi compartimenter une langue. Si son usage disparaît en certaines matières, on parlera de moins en moins français, et d'autres domaines seront touchés. Et l'on se dira: "Après tout, pourquoi parler français?" On ne parlera plus français, on ne lira plus le français, on ne pensera plus "français". Chaque langue est une façon de penser, ne l'oublions pas! De même qu'on ne parlera plus allemand, plus italien. Voyez cet appel au secours des universitaires italiens mentionné dans l'article! Je l'ai déjà dit: défendre l'allemand, l'italien, c'est défendre le français... Et d'une certaine manière l'anglais aussi. Car en se diffusant l'anglais perd de sa substance. Dans les entreprises, l'anglais est devenu un vague patois de 400 mots, appauvri et appauvrissant. Lamentable, à pleurer: on finira par ne plus penser qu'en chiffres et affreux mots techniques. Je suis écoeuré, pardonnez ma colère, chers lecteurs. Un nouvel article des ensablés paraîtra ce dimanche PS. Avez-vous noté que les films ont de moins enmoins de titres en français?