Il faut fermer les écoles maternelles, Julien Dazay

Clément Solym - 14.03.2008

Livre - femer - ecoles - maternelles


Y'a pas, les écoles maternelles, outre qu'elles sont des repères à miasmes et à constipation passagère, voire bien installées ,sont de véritables lieux d'errance. Des no man's land où règnent les pires vices, luxure, jeu, drogue : la spirale infernale de la déchéance commence très tôt. Et il faut s'alarmer et hurler avec Julien Dazay qui, certain de « s'attirer les foudres de beaucoup de monde » a tout de même osé cet essai lapidaire : Il faut brûler fermer les écoles maternelles.

Parce qu'on aime bien être le plus impartiaux possible, nous avons confié la lecture de cet ouvrage à une proche, qui travaille justement dans une école maternelle. Alors, certes, l'hirondelle ne fait pas le printemps, et nous nous garderions bien de généraliser ses observations. Cependant, on ne va pas se priver de les donner. La parole est donc à la défense.

Selon Corinne, qui n'a pas honte de signer de son vrai prénom, le constat réalisé par Julien, qui lui use d'un pseudonyme est « effectivement constatable, mais difficile à poser comme une évidence dans tous les établissements ». Pour elle chacun est responsable de ce que la maternelle devient et si elle ressemble plus à une garderie à bon prix qu'à une réelle école, le travail réalisé par les « maîtresses » est loin d'être aussi vain que décrit dans le livre.

Les détracteurs de ce livre le condamnaient en ce qu'il n'était qu'un « pamphlet qui n'a pas pour but d'améliorer cette école ». Corinne nous dit qu'elle n'est pas tout à fait d'accord, mais que pour elle, bon nombre d'éléments pointés ne manquent pas de pertinence. « Un coup de gueule ? Oui, ça y ressemble, et tout n'est pas à blâmer. Mais dans mon école, on ne ressemble pas vraiment à ça. » Quant aux propositions qui concluent l'essai « elles ne sont pas idiotes, simplement elles ne dépendent que des ministères »...

En somme, voilà typiquement le genre de livre polémique dont chacun se fera un avis selon son expérience. Peut-être pas l'essai ni le pamphlet du siècle, mais probablement pas à occulter totalement.