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Il reste la poussière, de Sandrine Collette

La rédaction - 07.04.2017

Livre - Il reste la poussière - Sandrine Collette - editions Denoël


En route pour l’Argentine et la Patagonie plus précisément, dans une estancia (ou ranch argentin) dirigée par une mère tyrannique dont les seuls gauchos (les cow-boys locaux) sont les quatre fils. Entre ces quatre-là, pas de sentimentalisme : une vraie guerre est en cours pour dominer les autres et espérer survivre, être le favori de la mère.

 

 

 

En effet, cette estancia et cette famille sont en pleine décadence, et ce depuis longtemps, bien avant la fuite du père ; car comment faire face aux superstructures agricoles élevant des milliers de têtes de bétail pour l’export ?

 

Les petits élevages sont poussés à la ruine et repoussés vers les terres les moins fertiles. La mère décide de ne pas voir, de ne pas renoncer, exploitant ses fils comme des esclaves, dans l’espoir de survivre malgré tout. Jusqu’au jour où elle en perd un en jouant au poker...

 

Alors, en dépit de tous ses efforts pour maintenir le joug bien serré, il lui est désormais impossible de retenir ses garçons et d’éviter qu’ils ne se rendent compte qu’une autre vie est possible. Mais dans une vie qui ne connaît que le malheur, l’espoir est parfois mortel : c’est à ça qu’on reconnaît un roman de Sandrine Collette !

 

Les larmes noires sur la terre : six femmes puissantes en enfer 

 

Dans ce nouveau roman, elle nous embarque dans un western argentin, où les cinq personnages de cette famille sont formidablement incarnés, dans un drame rural éternel, quasi mythologique : l’agonie des petits face aux géants, des fermiers face à l’agro-industrie. Alors pourquoi ce détour par l’Argentine ? Pour les grands espaces et les chevaux qu’elle décrit superbement, et les uns et les autres.

 

[Extrait] Il reste la poussière de Sandrine Collette  

 

L’univers de Sandrine Collette est toujours aussi noir, mais quitte désormais le polar pour un magnifique roman des grands espaces, genre plus connu sous son nom anglais de Nature writing. Et honnêtement, Sandrine Collette n’a vraiment pas à rougir devant les grands noms de ce genre littéraire : Harrisson, Bass, Fromm, Rash...

 

Carole Amicel,
L’Autre Monde (Avallon)

 

 

en partenariat avec le réseau Initiales