L’art d’aimer : les plus belles nuits d’amour de la littérature

Cécile Pellerin - 13.02.2016

Livre - amour - extrait - érotisme


Si l’intérêt commercial de la Saint-Valentin vous agace, cette fête peut-être, malgré tout le bon prétexte (s’il en fallait un)  pour acquérir ou offrir,  un petit recueil (2 euros) qui  vient de paraître chez Folio, intitulé  l’Art d’aimer (les plus belles nuits d’amour de la littérature).

 

Même si le choix des extraits reste très classique dans son ensemble, est sans doute contestable, et surtout bien loin d’être exhaustif, il permet au lecteur de revisiter (ou de découvrir) certaines histoires d’amour gravées dans la mémoire collective, inscrites dans notre culture littéraire. Toutes assez délicieuses et agréables à lire à soi-même comme à l’autre. Toutes bien choisies pour inviter, ensuite, à la lecture intégrale du récit.

 

16  courts textes racontent les nuits d’amour de leurs héros et héroïnes, des préliminaires jusqu’aux lendemains. Des poèmes sensuels et exotiques extraits de la Centurie du poète indien Amaru, un passage du conte  de Qamar az-Zamân dans les 1001 nuits, un morceau choisi de Tristan et Iseut alternent avec des textes du XIX-XXème siècle, de Maupassant à Proust en passant par Stendhal, Dumas ou Albert Cohen, sans oublier, les incontournables tels  Roméo et Juliette, l’Amant de Lady Chatterley ou Les liaisons dangereuses. Moins connus sans doute mais, de ce fait,  aussi plus intrigants,  Septentrion de Louis Calaferte ou  La zone du dehors d’Alain Damasio entrent aussi dans la composition de cet ouvrage.

 

 

Alors soyez prêt à vous « abandonner à un rapide désir, au caprice brusque et violent d’une heure, à une fantaisie d’amour », enchantez-vous des déclarations d’amour les plus pures et les plus belles, « Je n’ai qu’une vie, mais elle est partagée en deux ; j’en ai une part, et Tristan, l’autre. Cette part de moi qui est là dehors, je l’ai plus chère que mon corps », ressentez sans distance, l’excès de bonheur de Julien Sorel lorsqu’il monte à l’échelle vers la chambre de Mathilde, « animé dans ce moment d’une force surhumaine ».

 

L’exaltation et le désir ardent des premières fois se manifestent, « langues téméraires, langues jamais rassasiées, langues se cherchant et se confondant, langues en combat, mêlées en tendre haine, saint travail de l’homme et de la femme, sucs des bouches, bouches se nourrissant l’une de l’autre […] larmes de bonheur, larmes bues, amour demandé, amour redit, merveilleuse monotonie » puis la maîtrise de l’exercice amoureux jusqu’à l’éblouissement, au-delà même du septième ciel et en plein espace.

 

« Et j’entendais ses cris, dans mon casque, ses gémissements qui coulaient en moi comme une eau. Au moment où elle me sentit jouir, elle se retira pour voir mon sperme flotter dans l’espace comme un sirop, se sphériser, et partir au goutte à goutte sous les bourrasques. ». Jusqu’à la perversion, selon les cas. « Pour subjuguer une femme, tout moyen était également bon » précisait le vicomte de Valmont dans l’une de ses lettres à la marquise de Merteuil.

 

Et pour prolonger le plaisir (et l’amour !), dans la même collection, Les plus belles déclarations d’amour, les plus belles premières rencontres de la littérature, les plus beaux baisers de la littérature, le mariage en littérature. Saint Valentin ou pas, voici donc de nombreuses pages inspirantes. Ne vous privez pas… d’en jouir !


Pour approfondir

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L'art d'aimer ; les plus belles nuits d'amour de la littérature

de Collectif (Auteur)

Revivez l'émoi sans égal des premières fois avec Swann et Odette, Julien Sorel et Mathilde de La Mole ; partagez l'ardeur amoureuse et la quête du plaisir des sens de Solal et Ariane, de lady Chatterley et de son homme des bois. Préliminaires à l'amour, agaceries enivrantes, extases intenses, lendemains triomphants : comment les plus grands écrivains racontent-ils les incomparables nuits d'amour de leurs héros et de leurs héroïnes?

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