La Colline aux esclaves - Kathleen Grissom

Pauline - 02.03.2015

Livre


100003569 La famille de Lavania a voulu immigrer d'Irlande jusqu'en Amérique mais ses 2 parents sont morts dans la traversée. Orpheline, elle est recueillie par le capitaine du bateau qui l'envoie comme esclave dans sa plantation. C'est Belle, une jeune femme au passé douloureux et Mama Mae qui la prennent sous leur aile. Mais Lavinia est blanche dans un milieu noir et en grandissant elle peine a trouver sa place entre les deux communautés. La Colline aux esclaves est le récit croisé de Belle et surtout de Lavinia a travers une sorte de journal qu'elles tiennent. Il m'a fallut plusieurs tentatives pour entrer dans ce roman. A la première, je n'ai lu que le prologue. J'ai vu qu'il se déroulait 20 ans après le chapitre 1, ça m'a dérouté, j'ai refermé ! (oui, il m'en faut peu !). A la deuxième tentative, j'ai attaqué directement pas le premier chapitre et me suis dit qu'il y avait trop de personnage, que je ne comprenais pas qui était qui,... j'ai refermé ! (hum...) La troisième fut la bonne ! J'avais enfin plus de temps à accorder à ce roman et ait pu m'y plonger plus de 5 minutes (ça aide) ! Ce qui a du bon avec les vacances à la neige où il ne fait que neiger, c'est que tu as plein de temps pour lire blottie sous la couette devant la cheminée avec un bon chocolat chaud maison ! J'ai donc finalement adopter les personnages, compris, non sans difficultés, qui étaient les enfants, les parents, les gentils et les méchants, les habitants de la dépendance et ceux de la grande maison. (Note à l'éditeur, un arbre généalogique ne serait pas du luxe ;)) Par la suite, j'ai eu du mal à... poser le livre ! Le rythme de l'histoire est rapidement avec des chapitres courts et une alternance entre les récits de Belle et Lavinia très rapide. L'alternance des chapitres est bien régulière, sans faux pas. On ne se pose donc jamais la question de qui est le personnage qui raconte, d'autant qu'elles ont un style d'écriture très différente l'une de l'autre. Cependant, dans la seconde partie, Belle n'a plus vraiment sa place et n'est plus évoquée que peu souvent ce que j'ai trouvé dommage. J'aurai bien aimé que sa vision des choses soit plus développée. Cette histoire est probablement très proche d'une cruauté des blancs envers les noirs qui étaient loin d'être extraordinaire à cette époque dans cette région. Beaucoup de faits de maltraitance ne sont que suggérés mais la cruauté et le pouvoir des blancs sur les noirs sont très présents et pesants. Si certains passages narrent des moments heureux dans la vie de nos héros, le malheur les rattrape bien trop souvent et régulièrement. Toujours au détriment des noirs et au profit des blancs. Finalement, cette histoire m'a vraiment touchée (j'ai eu les larmes aux yeux à de nombreuses reprises).Je me suis tellement plongé dans l'histoire qu'elle m'a empêché de dormir et que j'ai écrit pratiquement l'intégralité  de cette chronique,à 23h30 le jour où je l'ai fini, sur mon téléphone et cachée sous ma couette pour ne pas réveiller mon mari qui dormait ! Merci à Elise et aux Editions Charleston pour l'envoi du livre et félicitations à elles qui ont dépassé les 100 000 exemplaires vendus avec cet ouvrage !