Lady Scarface : Diane Ducret rend hommage aux femmes de gangsters

Fnac - 04.05.2016

Livre - Lady Scarface - Diane Ducret - hommage femmes gangsters


Qui ne connaît pas Al Capone, Clyde Barrow et autres parrains des « années de plomb » ? Restées dans l’ombre de ces figures mythiques, les femmes de gangsters n’ont pourtant rien à leur envier en termes d’intelligence et de caractère. Dans son dernier ouvrage, paru aux éditions Perrin, Diane Ducret plonge dans le passé tumultueux de ces compagnes fidèles au destin funeste. Lady Scarface est le coup de cœur de Maya, libraire sur Fnac.com.

 

 

 

Le crime porte des talons hauts 

 

Lorsqu’on évoque la période trouble des grands gangsters américains, pendant les années folles et la Prohibition, les histoires les plus connues du public sont celles d’hommes : Al Capone, Bugsy Siegel, Clyde Barrow ou « Baby Face » Nelson. Pourtant, les compagnes de ces malfaiteurs les rejoignaient bien volontiers dans leurs excursions criminelles ! Après le succès de son livre Femmes de dictateur, Diane Ducret se plie au même exercice et lève le voile sur ces histoires méconnues, incroyables mais vraies, de femmes à poigne.

 

De véritables icônes 

 

Ces « fiancées de la poudre » s’appellent Mae Capone, Bonnie Parker la « Juliette au revolver », Virginia Hill le « Flamand Rose », Ada et Minna Everleigh les « Impératrices du vice », ou Margaret Collins la « Fille au baiser mortel ». Autant de surnoms qui témoignent de la fascination des médias et du peuple américain pour ces poupées de fer.

 

Durant cet âge d’or du crime, le gouvernement et la police mènent une guerre sans merci contre les gangs. Sous la direction de J. Edgar Hoover, le FBI traque les reines du crime, l’une des stratégies étant de suivre la femme pour retrouver le larron. Déterminées, rebelles, séductrices et dangereuses, les complices féminines déjouent la loi avec entrain. Elles vivent dans une cavale permanente, faite de débauche et de fêtes luxueuses, et s’exhibent parfois dans des tenues extravagantes dans un mépris des bonnes mœurs. Jouissant d’une notoriété certaine, elles sont devenues des égéries controversées par leur refus de se plier aux carcans de l’époque.

 

Faire revivre le passé

 

Afin de reconstituer cette époque dans tout son éclat, Diane Ducret se plonge dans les archives : les journaux d’époque, mais aussi les dossiers déclassifiés du FBI et de la prison d’Alcatraz. En s’appuyant sur ces traces du passé, supplémentées de documents inédits, et même d’entretiens avec des descendants, elle emmène le lecteur avec brio dans l’intimité des frondeuses fardées. 

 

L’auteure enchaîne les récits émouvants : les unes sont condamnées à la prison, d’autres sont graciées, et certaines meurent avec leurs compagnons d’infortune. Elle s’attarde, par exemple, sur les derniers moments de Bonnie Parker, qui insiste pour revenir à Dallas avec Clyde Barrow, là où toute la police nationale les attend, pour voir sa mère une dernière fois. Consciente qu’elle va bientôt mourir, Bonnie demande que son corps soit rapatrié à la maison familiale et que sa mère ne dise rien de mal sur Clyde. Une fin tragique et romantique qui nourrira le mythe.

 

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