Le Collectionneur : bienvenue au musée familial de l'horreur

Victor De Sepausy - 23.10.2018

Livre - Fiona Cummins polar - maladie homme pierre - collection morbide polar


POLAR ÉTRANGER – Fiona Cummins a occupé la première place des meilleures ventes, avec une histoire à glacer les sangs. Celle d’un collectionneur totalement fou, un psychopathe de la pire espèce : celle qui ressemble à n’importe qui, et pourtant, entretien un musée des horreurs. 


 

 

Il y a la disparition de Clara, âgée de 5 ans, qui va obséder Etta Fitzroy. Car cette affaire lui rappelle étrangement celle d’une adolescente, dont la mort étrange la chiffonne : quelque chose relie ces deux filles. Mais quoi ? 

 

Il y a Jakey, atteint de la maladie de l’homme de pierre, dite de Münchmeyer. Elle a pour conséquence de provoquer une ossification des muscles squelettiques et des tendons. Qui finissent par paralyser le patient, incapable de bouger. Si des recherches laissent envisager qu’un traitement finira bien par exister, nous sommes loin d’une généralisation. (voir ici)

 

Pour des parents, avec un enfant atteint d’un tel mal, la vie devient un enfer. Le couple vole en éclat, fragile comme le cristal... Et lorsque leur enfant vient à être enlevé également, pour Etta Fitzroy, une sorte de plan se dessine. Son père, Erdman, lui avait pourtant offert un vélo, que l’enfant puisse au moins goûter à quelques-unes des joies de son âge...

 

Elle-même empêtrée dans ses propres problèmes – maternité, mariage et famille – les affaires s’accumulent et la renvoient à son incapacité. 

 

Et au cœur de tout cela, Brian Howley qui compte parmi ces monstres tranquilles dont seule l’humanité peut se vanter d’en produire. Conservateur d’un musée familial abject et effarant, il est comme tout collectionneur : toujours en recherche d’une pièce rare. 

 

Si le récit maintient avec souplesse un rythme régulier et énergique, il joue surtout sur le couple que forme l’inspectrice et le collectionneur. Cette dichotomie obsédante alterne l’esprit sinistre de son psychopathe de première catégorie, avec la détresse d’une femme en proie à ses propres démons. 
 

[Extrait] Le collectionneur de Fiona Cummins

 

Ce nouveau roman a déjà tout d’un grand, avec des séquences particulièrement atroces. Une forme d’hérédité morbide, macabre, s’est transmise au sein d’une famille de grands malades. Et dans ces ténèbres, plus que des araignées ou des chauves-souris, se terre un mal implacable, terrifiant. 

 

Pire qu’Hannibal Lecter – comparaison utilisée dans la présentation du livre –, c’est difficile à dire. Ce qui est certain, c’est que le personnage du Silence des Agneaux semble tout de même bien plus sympathique... 
 

 

Fiona Cummins, trad. Jean Esch (américain) – Le collectionneur – Slatkine & Cie – 9782889440429 – 19 €




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Pour approfondir

Editeur : Slatkine Et Cie
Genre :
Total pages : 512
Traducteur : jean esch
ISBN : 9782889440429

Le collectionneur

de Fiona Cummins

Le Collectionneur mène une double vie.Monsieur Tout-le-monde dans l'une, il est, dans l'autre, le gardien d'un musée secret qu'ont constitué son père et son grand-père avant lui, une collection d'ossements humains.Les collectionneurs cherchent toujours la rareté, l'objet unique. Et il y a à Londres deux enfants atteints d'une maladie génétique orpheline qui fait se dédoubler les cartilages puis pousser les os jusqu'à l'étouffement, la maladie de l'homme de pierre.

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