Le prix de la peur, Page 99 : Un prêtre décapité, et plus si affinités

Clément Solym - 14.03.2012

Livre - Peur - morts - crimes


Et voici le retour de notre Chronique p.69- p.99 : deux pages passées au crible, pour donner un avant-goût du livre, en quelques lignes. Aujourd'hui, c'est le nouvel ouvrage de Chris Carter, Le prix de la peur. Du polar, bien lourd, avec cadavres et suspens... le tout sur fond de tueur en série.

 

« Dans une église de Los Angeles, sur les marches de l'autel, le corps d'un prêtre est retrouvé décapité. Sa tête a été remplacée par celle d'un chien. En charge de l'enquête, le détective Rob Hunter découvre qu'un cauchemar récurrent hantait le religieux : qu'on le décapite...

 

Bientôt les cadavres s'accumulent, chaque victime mourant de la façon qu'elle craignait le plus. Comment le tueur pouvait-il le savoir ? Quel lien unit ses proies ? De qui le serial killer cherche-t-il à se venger ? »

 

Intéressé ? Alors, allons directement Page 69 pour en savoir plus. 

 

Petit rendez-vous dans les archives et carnets laissés par le prête. Hunter et Garcia examinent les documents, sous l'oeil du capitaine Blake. Difficile de savoir quoi trouver. Mais les inspecteurs se heurtent à une logistique qui a récupéré des documents sans classification. Et surtout, des pensées d'un prêtre qui sont jetées sur le papier sans classement particulier. Les personnages se définissent bien et le marasme débute, pour tenter de comprendre ce qui a bien pu se passer pour que le prêtre se fasse décapiter.

 

Traduction facile et agréable, l'ambiance est bonne... Pas de raison de s'arrêter en si bon chemin, direction la Page 99.

 

Bon. Pas de chance. Il fallait que cela arrive : la page 99 constitue la fin du chapitre. Et n'évoque pas grand-chose. Sinon, une séquence sexe passée sous ellipse. Une femme particulièrement aguicheuse, qui va défiler sous le nez de Hunter et du barman...

 

C'est en tout cas assez léger, avec une note d'humour, pas grivois, mais plein de promesses. On se doute bien qu'il va se passer un truc assez cocasse, du grand classique dans la littérature de genre. 

 

Assez frustrant, dans tous les cas. La page 99 est ici mise en échec : si le premier extrait est assez intéressant, le second n'aide pas à se faire une idée réelle. De ce que l'on a feuilleté du livre, pour ne pas rester sur notre frustration, le livre est assez bon, et l'intrigue convaincante. On en prend pour 441 pages, avec des cadavres, comme prévu, et de petits meurtres bien sentis...

 

Les amateurs devraient y trouver leur compte. 

 

Sans trop de peine.

 

Traduction de l'anglais par Bernard Clément

 

A retrouver dans notre librairie