Le roman du Québec, Daniel Vernet

Clément Solym - 25.04.2008

Livre - roman - Quebec - Daniel


1534 : Jacques Cartier découvre ce qui deviendra, des années plus tard, le Québec au sein du Canada, et ses premiers habitants, présents là depuis environ trente mille ans : les Amérindiens et les Inuits.

2007 : après deux échecs électoraux des souverainistes, le Québec reste l’une des Provinces canadiennes, majoritairement francophone.

Entre les deux, les Anglais ont longuement disputé ces « quelques arpents de neige » aux Français qui les ont finalement abandonnés, ce dont les Québécois « se souviennent ». Et ce n’est pas le tonitruant « Vive le Québec libre » du grand Charles (de Gaulle pour ceux qui auraient des doutes), en 1967, qui suffira à calmer le sentiment d’abandon que ressent depuis « La Belle Province ».


La définition que donne le Petit Larousse (OK, c’est la version 2001 dont je dispose et elle n’est peut être plus à la page !) du mot « roman » est la suivante : « n.m. Oeuvre littéraire, récit en prose génér. assez long, dont l’intérêt est dans la narration d’aventure, l’étude de mœurs ou de caractères, l’analyse de sentiments ou de passions, la représentation objective ou subjective, du réel ».

J’ai peur que Daniel VERNET n’ait pas le même dictionnaire que moi.

Parce que le Québec, je l’ai aimé, et je l’aime toujours avec passion. Il a du cœur et une âme. Grande. Ainsi que ses habitants parmi lesquels j’ai des ami(e)s très cher(e)s.

Daniel VERNET, lui, il l’a mis en fiches : techniques, précises, détaillées, sérieuses, référencées, historiques, mortes !

En fait de roman,, il nous sert une histoire condensée du Québec dans laquelle je ne suis, certes, pas capable de mettre en évidence des erreurs (si tant est qu’il puisse y en avoir tant le discours est docte et didactique, mais certainement pas romanesque) mais dont je dois affirmer qu’elle oublie toute la chaleur de ces gens qui habitent un pays si froid !

Même pas remarquer, avec Gilles Vignault, que ce pays « ce n’est pas un pays, c’est l’hiver » !

Oublier les couleurs de l’été indien à l’automne et les cabanes à sucre au printemps.

N’avoir même pas vu passer les oies sauvages, les lacs s’étaler en chapelet où il fait bon se faire « bouffer » par les « maringouins » en été, les villages pousser jusqu’au bout du bout des rives du Saint Laurent !

Taire les succès industriels et passer trop vite sur l’émergence de grandes Universités.

Passer sous silence « Le déclin de l’empire américain » et « Les invasions barbares » ou encore les Parcs Naturels.

Tout cela, c’est négliger une culture propre développée par tout un peuple qui s’identifie à une identité amarrée à un pays immense auquel ses habitants sont accrochés corps et tripes même si, en avril, beaucoup rêvent de Floride pour échapper un peu à la neige et au froid...

L’auteur nous a bien servi une compilation de faits ternes où même les batailles sont aseptisées et sans tumulte.

Son Québec est sans caractère, sans sentiment, sans passion.

À mille lieux de la réalité que je vous invite à aller découvrir vous-même sur place.

En tout cas, retenir que Duplessis a interdit la venue d’Elvis à Montréal en 1956, câlice, ça n’a pas d’sacré bon sens !



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