Le Sermon sur la chute de Rome - Jérôme Ferrari

Pauline - 15.12.2012

Livre


Il faut dire la vérité, les livres ayant obtenu le prix Goncourt ne sont pas ma tasse de thé et j'ai souvent été déçue. Notamment La Carte et le territoire de Houellebecq dont la deuxième partie m'avait laissée sur ma fin. Et on ne peut pas dire que Le Sermon sur la chute de Rome m'ait réconcilié avec le "genre". Tout d'abord l'histoire - je reviendrai sur ce que je n'ai pas aimé un peu plus loin. J'avais compris qu'il s'agissait d'un dialogue philosophique dans un bar de Corse. En fait ce n'est pas tout à fait ça. Il s'agit de deux jeunes étudiants corses qui rachète un bar pour y mettre en pratique les théories de Saint Augustin et Leibniz. C'est à dire, en faire le "meilleur des mondes possible" (ça c'est Leibniz) alors que chaque entreprise humaine est vouée à la décadence (ça c'est le positivisme de Saint Augustin). Attention, l'histoire met un moment à se mettre en place et finalement "l'expérience" ne dure que la seconde moitié du livre. Le livre ne commence pas trop mal, avec le récit de l'histoire d'une famille, à la fin de la première guerre mondiale. Mais une chose m'a immédiatement freinée : le style. Ce livre fait 200 pages et à peu près autant de phrases. C'est peut être un peu exagéré mais seulement un peu. Allez donc voir ce test de la page 99 si vous ne me croyez pas ! Pas vraiment de paragraphes et des phrases longues à n'en plus finir, où même les dialogues sont inclus dans les phrases. Je n'ai pas abandonné le livre, uniquement parce qu'il faisait 200 pages et que je me suis dit que cela serait vite expédié. Et effectivement en 3h c'était plié. Je n'ai pas vraiment adhéré à l'histoire et encore moins aux allusions philosophiques. Oui, j'ai fait une prépa littéraire et oui je déteste la philo, et surtout je n'ai pas trop compris l'utilité. Si ce n'est 2 lignes pour expliquer l'expérience. Enfin bref, j'ai pas spécialement aimé mais au moins j'ai lu le Goncourt ;)