medias

Le Waldganger - Jeff Balek

Pauline - 23.02.2012

Livre


Le Waldgänger, qu’est-ce que c’est ? c’est de la science-fiction, pas mal de violence et de balles qui se baladent dans tous les sens, des morts, un paragraphe d’amour et un super héros ! Bref un peu tout ce que je déteste dans un livre. Mais allez savoir pourquoi, j’ai adhérer, j’ai adoré ! En fait, le Waldgänger, c’est un feuilleton et quand on commence le premier épisode, on ne peut pas s’empêcher de lire les autres, et comme le premier épisode est gratuit, on ne peut que se laisser tenter ! Pour info, l'auteur c'est Jeff Balek, oui oui le créateur du Plup ! et l'éditeur c'est Numériklivres !

J’ai essayé de faire mon propre résumé, mais je ne veux pas vous parler des épisodes suivants et ce n’est pas facile, alors pour une fois je vous livre la 4ème de couverture !

Lors d’une mission archéologique organisée par “la Ville” dans le désert, Blake alias le Waldgänger est victime ainsi que toute l’équipe d’une attaque menée par des inconnus. En se mettant à couvert, le Waldgänger découvre une salle ancienne dans laquelle se trouvent un autel, un cadavre et une dague. Le Waldgänger perd conscience en touchant cette dague. À son réveil, à l’hôpital, Blake, défiguré, est bizarrement pris en charge par l’armée. Il se rend peu à peu compte qu’il est doué d’étranges visions du passé et du présent. Ses intuitions sont décuplées, il sent les choses comme personne. Il ne tarde pas non plus à se rendre compte que sa force et sa rapidité augmentent. Tout cela serait-il lié à la 3eme plaque d’identification qui est apparue à son cou? Dès lors Blake se demande s’il n’est pas en train de devenir fou ou s’il n’est pas victime d’hallucinations. 

Pour vous donner envie de lire ce best-seller numérique, je vous offre une interview que Jeff Balek himself m’a gentiment accordée !


Tu as toujours été écrivain ? Tu faisais quoi avant ?

J'ai toujours écrit, d'aussi loin que je me souvienne. Mais j'ai exercé pas mal de métiers différents jusqu'à ce que je me consacre pleinement à l'écriture. J'ai travaillé dans la pub, la grande distribution, j'ai vendu des saucisses sur des marchés, j'ai dirigé une librairie, j'ai travaillé dans le vin, la phytothérapie. Mais je crois que, en dehors de l'écriture, l'activité à laquelle j'ai véritablement voué une passion, a été celle de pompier. C'est le seul boulot qui t'offre la joie de te coucher en te disant que tu as réellement rempli ta journée d'être humain. 


Ce n’est pas ton premier roman, qu’as-tu écris précédemment ?

Mon premier roman est Lisa, un roman d'amour un peu particulier, car il juxtapose uniquement les scènes les plus fortes d'une histoire entre un homme et une femme. Un collage émotionnel en quelque sorte.
Puis j'ai écrit Macadam Gonzo, publié chez Numériklivres. Un roman à caractère plus social, qui expose l'existence d'un homme qui vit dans sa voiture. J'ai voulu ce roman plus émotionnel que réellement factuel. C'est un roman qui m'est particulièrement cher, et je suis heureux de voir qu'il rencontre de bonnes critiques.

Numériklivres a également publié un recueil de nouvelles : les histoires noires du bout de la rue d'en bas et deux BD de mon petit personnage social, le Plup.

Comment t'est venue l'idée du Waldganger ?

Je suis quelqu'un qui fonctionne par défi. L'idée qui a présidé au Waldgänger est de sortir la notion de super héros de la BD et de la projeter dans un roman.  Je voulais également donner une dimension sociale forte à cette histoire et y projeter un peu la manière dont je perçois la société aujourd'hui et la façon dont un homme qui revendique sa liberté peut évoluer dans ce monde. 

Cette idée cheminait en moi depuis quelques semaines quand mon éditeur m'a demandé si je voulais écrire un roman court qui se serait lu en 45 minutes.

J'ai commencé à travailler sur mon histoire et me suis vite rendu compte que si je voulais proposer à mes lecteurs une histoire substantielle, ce n'était pas un mais six mini romans que je devais écrire.
Cela tombait à point nommé, car j'ai toujours eu dans l'idée d'écrire un jour un roman feuilleton à la manière des séries TV.

Le W approche les 7000 téléchargements, ça fait quoi d'être un auteur de bestseller ?

Eu égard au fait que je m'imagine plus comme un conteur que comme un écrivain, c'est une grande joie pour moi. Car mon véritable plaisir est d'échanger avec mes lecteurs. Le numérique est pour cela extraordinaire. A tel point que c'est avec les contributions de la communauté de lecteurs du Waldgänger que j'ai réalisé le jeu du Waldgänger.

T’attendais-tu à un tel succès ? Comment l’expliques-tu ?

Non, je ne m'attendais pas du tout à un tel succès. Je m'étais dit que si le Waldgänger était téléchargé 200 ou 300 fois, je serais déjà très heureux.
A posteriori, je crois que si le Waldgänger rencontre un tel public c'est pour plusieurs raisons.
La première est que ce roman, au-delà de sa dimension fantastique, est d'actualité. Il projette notre société dans un futur social possible.

En second lieu, j'ai écrit cette série en gardant bien en tête que la grande majorité des lecteurs ne disposaient pas encore de liseuses, mais plutôt des smartphones. Le Waldgänger, tant en termes de rythme que de structure, a été écrit en conséquence.

Je voulais qu'on puisse le lire sur son téléphone dans le métro, comme on lisait autrefois des feuilletons dans son journal.

Je crois qu'on peut également attribuer ce mini succès à la grande bienveillance des lecteurs et des blogueurs littéraires.

Tu es un auteur très présent sur les réseaux sociaux, est ce que tes lecteurs, followers et fan influencent ton écriture, la vie de ton personnage ? Est-ce que tu reprends certaines idées laissées par des lecteurs sur les réseaux ?

Non, mes lecteurs et mes "fans" n'influencent en rien mon écriture. J'ai vu quelques expériences qui tendaient à puiser des idées auprès des lecteurs potentiels. Je trouve ça proprement scandaleux.
Le boulot d'un auteur est de proposer une histoire à ses lecteurs et de faire le travail de A à Z.
En revanche, proposer aux lecteurs de pénétrer dans l'univers que l'on trace, leur donner des espaces d'expression, est devenu aujourd'hui presque un devoir pour qui prétend offrir une bonne histoire à ses lecteurs. C'est pourquoi, j'ai créé une communauté : celle des habitants de Yumington qui a donné naissance au jeu dont que j'ai évoqué précédemment.

(Balek s’inspire aussi de choses comme celle-ci !)


Quels sont tes prochains projets ? J’ai vu que tu t’apprêtes à commencer une nouvelle série, tu peux nous en dire quelques mots  ou c’est top secret ? Une saison 2 du W est-elle envisagée ?

De nombreux lecteurs me réclament la saison 2 du Waldgänger en effet. Mais pour l'heure je me consacre en effet à une nouvelle série, car je veux relever un nouveau défi. Les seules choses que je puis révéler à cet instant c'est :

- qu'elle se déroulera essentiellement dans Yumington, à savoir le district dans lequel évolue le Waldgänger.
- que je vais travailler, tout comme je l'ai fait pour le Waldgänger, avec d'autres artistes (musique et graphismes).
- que je veux pousser la notion de transmedia encore plus loin, en particulier dans la relation aux lecteurs.

Vous pouvez suivre le Waldganger sur twitter , sur Facebook et devenir le héros de Yumington en suivant les émeutes au plus près ! Je n’ai pas tout dit sur ce feuilleton, alors je vous invite à fouiller le site à la découverte de ce roman transmédia, à la découverte des Hopkins, des citoyens de Yumington et pleins d’autres choses !

Et n’oubliez pas, le premier épisode est gratuit et les 5 autres à seulement 0,99€ !

Cette lecture s'inscrit dans le cadre du club de lecteurs numériques !