Les années Trianon, Catherine Hermary-Vieille

Clément Solym - 18.11.2009

Livre - annees - Trianon - Catherine


Marie-Antoinette a été guillotinée le 16 octobre 1793, et c'était pour le mieux dans le meilleur des mondes. Qu'avait-on besoin de ressusciter ses années Trianon. Le Petit Trianonn, c'est ce refuge dans lequel elle tentait de retrouver l'ambiance de Vienne quand elle était à Versailles - et que Louis XV avait fait construire pour la Pompadour. Le seul point positif de cette bâtisse, c'est qu'un petit théâtre s'y trouvait et que la légende veut qu'elle y faisait donner Le Barbier de Séville.

Mais que diable aller chercher dans cette épopée romanesque de quoi redorer le blason de l'Autrichienne (wouaf !), surtout pour plomber le moral du lecteur qui, confiant, n'avait aucune idée des 430 et quelques pages qui l'attendaient. Dans ce marasme historique qui vous rappelle que la gravité s'exerce encore plus fortement sur les mauvais livres, destinés à vous tomber des mains, on s'ennuie à bayer au Corneille, à défaut de Beaumarchais.

Rien que le détail en fin de volume des différents chapitres est plus pesant qu'un après-midi d'été de trombes diluviennes perdu dans un gîte de Corrèze sans autre divertissement qu'une cheminée vide.

Pour être honnête, ça m'a replongé dans les heures sombres de mes cours d'histoire dans les salles de la Sorbonne.

Nan. Pire.

Ça ressemblait à une heure de cours d'histoire en amphi...

Un après-midi de printemps pluvieux, alors que l'on a oublié jusqu'à son portable pour tenter de tuer le temps en attendant la mort.

Ou le contraire.

D'ailleurs, l'écriture a la légèreté d'un manuel scolaire.


 

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