Lire la Notice et vivre ensuite, Dominique Muller

Clément Solym - 18.06.2008

Livre - lire - notice - vivre


Qu'est-ce qu’une vie réussie ? C’est le sujet de ce récit. Question existentielle classique, cheminement de vie à la recherche de félicité ; bref rien qui ne soit partagé par chacun d'entre nous. Mais un défilé d’interrogations s’enchaîne à partir de ce questionnement essentiel : « N’ai-je jamais connu le bonheur ? Quand ? L’ai-je définitivement perdu ? Et si justement, le bonheur réside en l’enfance ? En l’amour ? En quoi ou qui d’autre ? »

L’héroïne Sabine Lachenay semble avoir tout pour être heureuse : une vie qu’elle a choisi, une ville qu’elle aime – Venise. Sa liberté, elle l’a prise il y a bien longtemps en optant de vivre seule, loin des contingences de la vie de couple. Les hommes, elle les rencontre et les choisit au grès des circonstances. D’où lui vient dès lors ce sentiment que ces rêves ont disparu, que les désillusions y ont pris place ?

Dominique Muller place d’emblée son personnage dans la recherche du bonheur sur les pentes et îlots grecs. La marque du passé et les choix réalisés par son héroïne hantent les pages du récit. Petite fille d’un drame porté sur grand écran par François Truffaut, jeune fille émancipée, mère qui n’a guère était présente, amante de plusieurs hommes, l’héroïne revient sur les étapes de sa vie le temps d’un été caniculaire et marqué par le feu.

Le titre est vraiment bien choisi. Il serait si facile d’avoir une notice au commencement de sa vie et de se laisser porter par la suite. Mais à ce moment-là, quelles seraient les bonnes surprises que réserve l’existence au détour d’un chemin. C’est là que réside le coeur de l’histoire : cette propension que l’Occidental possède à se plaindre constamment et de toujours rechercher quelque chose de supérieur dans son existence.

  Plus on vit dans un monde matérialiste, plus on recherché un certain sens à sa vie… On se questionne sur l’orientation suivie à un moment ou à l’autre, quitte à le regretter.

Ce sont les rencontres qui font la richesse d’une vie, les sentiments, l’affirmation de son caractère et la réalisation de soi fait partie du bonheur. Dominique Muller montre en quoi la rage de vivre, cette recherche désespérée des douces heures est finalement une lutte contre le temps qui passe.



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