Mère, face à la douleur de l'absence

Auteur invité - 14.08.2018

Livre - Gaelle Josse roman - Une longue impatience - mère enfant départ


ROMAN FRANCOPHONE – Voilà plusieurs années que je lis Gaëlle Josse. Depuis ses premiers textes, je la guette, terrée dans l’ombre de ses mots. J’ai suivi son chemin d’écriture, tout en délicatesse, frôlant des vies d’artistes, de musiciens, de peintres. Des vies de femmes et d’hommes, d’amour et de désamour. 



 


Lire Gaëlle Josse, c’est prêter son oreille à un rythme particulier et à une musicalité d’un autre temps. D’un temps en suspens, d’un temps mélancolique. Du temps, il en est beaucoup question dans ce roman. C’est le matériau de base. À cela, il suffit d’ajouter l’amour d’une mère et quelques brins de laine, et le tour est presque joué. Il ne manque que la plume. 

 

Et la plume va nous dessiner une vie simple, faite des soubresauts de l’existence, une plume alerte, forte, qui embrasse les tempêtes, les douleurs, et qui sait dire l’attente dans un mouvement distendu telle une Penelope à l’ouvrage.

La singularité du travail de Gaëlle Josse, c’est le recours à une double narration, deux histoires qui se déroulent parallèlement à des époques parfois très éloignées et qui avancent ensemble jusqu’au dénouement. 


Pour Une longue impatience, elle va encore plus loin dans la structure du texte, puisque coexistent le temps de la narration et le temps des lettres qu’une mère écrit à son fils. Les deux procédés avancent ensemble jusqu’à se répondre. C’est remarquablement mené, un travail d’orfèvre. 
 

[Extraits] Une longue impatience de Gaëlle Josse
 

Avec Une longue impatience, j’ai compris que le temps est la meilleure arme des écrivains. Il les fait mûrir doucement, les saupoudre de grâce, leur tisse une longue toile sur laquelle s’appuyer. On appelle cela une œuvre. Et c’est ce qu’est en train de construire Gaëlle Josse. 
 

Assister à cela est ce qu’il y a de plus beau dans notre métier de lecteur. Voir se construire une œuvre, au fil du temps, mais avec une longue impatience, toujours. 
 

Antoinette Brunier,
Le Cadran lunaire (Mâcon) 


 

Gaëlle Josse – Une longue impatience – Noir sur Blanc – Noir sur blanc – 9782882504890 – 14 €




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