Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

Microntes : 300 objets littéraires en trois phrases chacun

Mimiche - 19.11.2013

Livre - poésie - expérience littéraire


Les « haïkus » ont trois vers.

 

Les « objets littéraires » contenus dans ce recueil de Philippe PASTORINO ont trois phrases.

 

Trois simples, uniques, petites, exclusives et systématiques phrases avec lesquelles il parvient chaque fois à nous raconter une histoire. Avec un début, un développement et une fin !

 

Certes l'imagination du lecteur est largement mise à contribution pour compléter ce que ces trois phrases suggèrent mais le fait est là : par trois cent fois, Philippe PASTORINO réussit la gageure de créer un monde, une ambiance, en un minimum de matière !

 

Ce sont en effet, trois cent micro-contes (les Microntes) qui composent ce recueil lequel est, en soi, une performance !

 

Oh, bien sûr, il y a quelques thèmes qui, inévitablement, reviennent sinon régulièrement, en tous cas quelques fois, comme , par exemple, une frêle limite entre le monde des vivants et celui de ceux qui sont vivants autrement, ou encore les extraterrestres, ou Dieu ou le Diable qui ont, l'un comme l'autre, bien des choses à penser et ne se préoccupent pas obligatoirement de tout comme on voudrait bien l'imaginer.

 

 

La panoplie n'en est pas moins immense et le talent n'est pas en reste car trois cent fois (ou presque) il réussit à surprendre avec des chutes décalées ou des propos inattendus.

 

Entre poésie et science fiction, entre philosophie et roman noir, tous les styles se côtoient et forment une foison de livres lus en seulement cent trente pages.

 

J'ai trouvé l'exercice remarquable et le défi remarquablement assumé.

 

 

Je vous enjoins sans réserve à vous laisser embarquer dans cette lecture qui, si elle peut surprendre, ne manquera pas de vous réjouir.