Petites histoires sexy de l'Histoire de France ; quand Margaux Guyon culbute l'histoire de France

Laura Heurteloup - 01.06.2013

Livre - Histoire de France - sexe


Il est des histoires qu'on invente et d'autres véridiques, fruits d'évènements décisifs qu'on imprime dans les livres scolaires. Avec Petites histoires sexy de l'Histoire de France, son deuxième ouvrage, Margaux Guyon se situe au croisement des deux racontant par touche des anecdotes coquines, les enrobant de taffetas reluisant, conférant à ces historiettes un arrière-goût de légende. 

 

N'y voyez aucun pavé lassant enchaînant les repères chronologiques, mais plutôt un éventail de découvertes historiques ludiques réveillant le sourire et la surprise. Apprendre en s'amusant, tel pourrait être le credo de ces Petites histoires sexy de l'histoire de France. Ce livre est fait de telle sorte qu'il est plaisant de glaner au gré des envies et des affinités avec certains personnages historiques, le récit le plus inspirant. Catherine de Medicis, Henri IV, François Ier et son membre bien portant, Marie-Antoinette et son amant, le conte Fersen qui fut peut-être le père d'un de ses enfants, Mata Hari, Victor Hugo et ses putains patriotes ... Tous y passent comme si la cour royale et l'intelligencia française étaient des nids de proliférations sensuelles et sexuelles.

 

Mais, il ne faut pas lire cet ouvrage comme une référence permettant de comprendre les rouages de l'Histoire de France mais davantage comme un divertissement venant compléter voire corroborer de nouveau des rumeurs et oui dires. Loin d'être un livre érotique, malgré un écriture décrivant délicatement les exploits sexuels des différents protagonistes, Petites histoires sexy de l'Histoire de France choisit de placer ces personnalités - où ces dames sont dépeintes comme des êtres de pouvoir - dans des situations où le plaisir prend le pas sur leur instinct de fin stratège et de politicien aux plans machiavéliques. 

 

Construit par ordre chronologique débutant par " Dagobert, le premier sans culotte " et se terminant avec " Félix Faure et Jean Déniélou, ou ceci est vraiment une pipe ", l'ouvrage de Margaux Guyon place ces hommes et ces femmes aux destins d'exception dans un quotidien nourri de désirs à assouvir, et de perceptions sexuelles exacerbées à combler.

Entremêlant récit et dialogue, elle traverse les plus célèbres couches n'hésitant pas à les draper de références historiques et de paroles rapportées comme cette célèbre phrase de François Ier "Tel est mon bon plaisir". 

 

En une dizaine de pages pour chaque chapitre, Margaux Guyon réussit avec légèreté, subtilité et discernement à ne jamais tomber dans la grossièreté. Au contraire, elle relate avec tact, non sans un malin plaisir, ces histoires que même les plus érudits n'oseraient pas raconter. Et pourtant, elles participent à l'appréciation d'un passé dont la gloire ne peut être dissocier de relations allant bien au delà de la simple courtoisie et bienséance.