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Plus de morts que de vivants, de Guillaume Guéraud

Anahita Ettehadi - 25.03.2016

Livre - plus morts vivants - Guillaume Guéraud


Publié aux éditions du  Rouergue dans la collection Doado Noir, Plus de morts que de vivants de Guillaume Guéraud, auteur de Je mourrai pas gibier (Rouergue, 2006, Prix Sorcières) et La brigade de l’œil (Rouergue, 2007) est un thriller sanglant et audacieux qui donne de sacrées sueurs froides. 

 

 

 

Les élèves et les enseignants du collège Rosa Parks, à Marseille, attendent avec impatience de pouvoir profiter des vacances d’hiver. Ils n’en auront hélas pas l’occasion  : tous les membres – ou presque – de l’établissement tombent subitement malades. Certains crachent leurs poumons, d’autres perdent leurs dents… Très vite, c’est l’hécatombe.

 

Aucune des morts ne semble pourtant liée, les symptômes étant totalement aléatoires en fonction des victimes. L’infection se répand à une allure folle. Quelle est l’origine de ce virus foudroyant ? Est-il connu des médecins et spécialistes ? Existe-t-il seulement un vaccin pour en venir à bout… ? 

 

L’univers du récit est grandement inspiré des films de Wes Craven (La colline a des yeux, Les griffes de la nuit) et Tobe Hopper (Massacre à la tronçonneuse). Il faut avoir l’estomac bien accroché et être friand des ambiances gores et violentes pour oser s’y plonger. Et surtout, ne pas être souffrant.

 

Parce qu’un vulgaire saignement de nez, des cheveux qui tombent, une rage de dents, ça peut arriver à n’importe qui... La moindre gêne ou petite douleur met aussitôt le lecteur en alerte. On devient vite paranoïaque en entrant dans ce terrible huis clos de 48 h chrono. 

 

L’écriture, à la fois nerveuse, tranchante, et très visuelle de Guillaume Géraud s’accorde tout à fait au rythme intense du récit. Le lecteur, devenu spectateur, observe les différents portraits d’adolescents capturés « sur le vif » par l’auteur  ; ce dernier décrit avec force leurs personnalités, leurs rapports, leur attitude et leur terreur face à ce contexte quasi apocalyptique.

 

Il parvient à passer de protagoniste en protagoniste sans qu’aucun d’eux ne manque d’épaisseur. C’est toujours juste, poignant, et carrément viscéral (autant au sens propre qu’au sens figuré). 

 

Plus de morts que de vivants, bien que sombre, est un roman dense et plein de vivacité, qui véhicule une foule de ressentis allant bien au-delà du simple dégoût ou de la peur  ; c’est un roman d’horreur qui fait aimer la vie. 




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Pour approfondir

Editeur : Rouergue
Genre : litterature...
Total pages :
Traducteur :
ISBN : 9782812608612

Plus de morts que de vivants

de Guillaume Guéraud

Dernier vendredi avant les vacances de février, dans un collège de Marseille. Alors que rien ne l'annonçait, la communauté des élèves et des enseignants est victime d'un virus foudroyant. Au fur et à mesure de la journée, les morts se multiplient, le collège est mis en quarantaine, l'isolant du reste de la ville. Guillaume Guéraud nous offre, comme il sait si bien le faire, un livre-catastrophe hallucinant, à l'esthétique gore, comme les ados aiment.

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