Roman maléfiquement drôle : Dark Lord, un démon au collège

Christelle Gombert - 23.10.2014

Livre - humour - fantasy - collège


Le Seigneur des Ténèbres est bien embêté. Au beau milieu d'une bataille contre les troupes du Magicien Blanc Hasdruban le Pur, il a été projeté dans un monde étrange. Un monde plein d'humains, où personne ne le reconnaît... et où il a perdu tous ses pouvoirs ! Son Anneau de Pouvoir, sa Cape de Nuit Infinie... Plus rien ne fonctionne. Il lancerait bien le sort de l'Insoutenable Obéissance aux idiots qui l'ont trouvé évanoui sur le parking du supermarché. Cependant, lorsqu'il essaie, ce n'est pas sa terrifiante voix de sorcier qui sort de sa bouche, mais la voix d'un garçon de 13 ans ! Et quand il leur donne son nom, Dark Lord, ces imbéciles comprennent Dirk Lloyd...

 

Le garçon qu'on appelle désormais Dirk, désespéré et impuissant, va être placé dans une famille d'accueil, devoir aller au collège et supporter les inepties de ces vermines de professeurs. Dès lors, il n'aura plus qu'un seul but : retourner sur les Terres Obscures, et se venger de tous ceux qui l'auront traité comme un vulgaire humain !

 

Dark Lord, un démon au collège a reçu le Roald Dahl Funny Prize 2012 (prix du meilleur roman humoristique pour la jeunesse). Et on comprend pourquoi : à travers les yeux de Dirk, tout notre monde est revu à la sauce fantasy. Sur la carte de la ville que dessine Dirk, le cimetière devient une source potentielle de serviteurs zombies ; le train, un Indomptable Dragon de Fer de la Mort... L'occasion pour l'auteur, Jamie Thomson, de se lancer dans une parodie hilarante de l'univers geek.

 

On attend avec impatience la suite, pour savoir si Dirk, aidé par ses serviles esclaves (que tout autre que lui appellerait « amis », mais tout autre que le Brûleur de Magiciens est un crétin), arrive à retrouver ses longs crocs jaunâtres et ses chers pouvoirs destructeurs. Parce que, franchement, un Seigneur des Ténèbres Génie du Mal qui n'arrive pas à lancer un rire démoniaque digne de ce nom sans zozoter, ça craint !