Roman postapo : The Young World

Génie Audran - 15.01.2015

Livre - postapocalyptique - adolescent - young-adult


Imaginez un monde sans adultes ni enfants, ravagé par la maladie et l'infertilité. Errant dans un Manhattan dévasté, les adolescents tentent de survivre, alors que se rapproche la terrible échéance : vers dix-huit ans, chacun d'entre eux tombera malade et rapprochera l'humanité de l'extinction. C'est dans ce monde impitoyable qu'évoluent Jefferson, Donna et leurs amis, bien décidés à essayer de trouver un remède avant que le compte à rebours n'arrive à son terme.

 

Avec The Young World, Chris Weitz (réalisateur au cinéma  d'A la croisée des mondes et de Twilight 2)  nous livre un tome introductif de qualité, nous plongeant dans un New York chaotique très réaliste. Dans ce récit sans concessions, où la mort guette les protagonistes à tous les coins de rue, les adolescents ont tenté de recréer un semblant de société, mais sans système global et sans autorité, c'est la loi du plus fort qui règne. Humanistes et idéalistes, nos héros sont prêts à risquer leur vie pour tenter de trouver une solution. Les scènes d'action s'enchaînent donc à un rythme effréné, captivant le lecteur : course-poursuite dans le métro abandonné, promenade de santé dans un Central Park revenu à l'état sauvage et peuplé par les animaux du zoo, mauvaise rencontre à la grande bibliothèque de New York… 

 

Roman post-apocalyptique diablement efficace, The Young World n'hésite pas à aborder au passage des thèmes importants et nécessaires comme ce que devient notre rapport à la religion, à la société, au racisme quand vient la fin du monde. Le regard porté sur les adolescents se fait presque sociologique quand Chris Weitz nous montre les différents groupes qui peuplent New York, des impitoyables « résidentiels » au groupe pacifiste de Washington Square, en passant par l'étrange secte qui peuple la bibliothèque ou les habitants très organisés du quartier de Harlem.

 

Avec The Young World, Chris Weitz nous livre un premier roman indéniablement prometteur, dont la fin s'avère profondément frustrante, grâce à un cliffhanger des plus efficaces.