Roman secret : Rose-Lou T1, Tout le monde peut se tromper, même moi !

Lucie Kosmala - 15.07.2013

Livre - Secret - Bêtises - Famille


Rose-Lou a reçu un super cadeau de Tatie China : une collection de jolis carnets dans lesquels confier tous ses secrets. Autant dire que la pétillante petite rousse aux lunettes roses en a des choses à dire, surtout lorsqu'elle est consignée dans sa chambre après avoir fait une bêtise. Mais ce n'est jamais vraiment de sa faute:  Tout le monde peut se tromper, même moi ! , annonce-t-elle dans le titre du premier tome.

 

Dans ce premier carnet, on fait donc connaissance avec la petite Rose-Lou et son goût prononcé pour les gros mots inventés, sa famille, et sa meilleure amie Louison, chez qui, d'ailleurs, elle aurait dû aller fêter l'anniversaire ce même jour. Au lieu de cela, la voilà claustrée dans sa chambre. Une aubaine pour nous lecteurs, elle va pouvoir raconter les raisons de sa punition. Tout avait bien commencé : un tour au magasin pour acheter un cadeau d'anniversaire à Louison, un plan diabolique pour se faire aussi offrir un cadeau, puis, en théorie, direction la fête. Sauf que, seule dans le magasin en attendant que sa mère revienne de son rendez-vous « enlève-poils », il ne suffit que de quelques minutes à Rose-Lou pour semer la zizanie sur son passage.

 

Rose-Lou, c'est un peu la petite sœur casse-pieds mais qui nous fait quand même bien rire. On aime son audace, sa mauvaise foi, sa malice et sa vitalité. Elle réalise finalement ce que l'on a jamais osé faire: se prendre pour un super-héros en plein milieu d'un magasin,  tout en nous faisant aussi ironiquement comprendre pourquoi on n'a jamais réalisé ce fantasme.

 

Rose-Lou est l'oeuvre de Pakita et sa verve fantaisiste et enlevée, que l'on connaît bien pour sa série L'école d'Agathe chez Rageot, et a trouvé ses traits grâce Laurent Audouin, déjà papa d'une certaine Mirette et d'un certain Sacré-Coeur, et grâce à qui l'on se délecte d'illustrations drôles et énergiques. Un binôme idéal tant pour leur enthousiasme que pour leur esprit déluré, qui engendre un récit tout à leur image.