Une plongée dans le Paris des poètes maudits

Victor De Sepausy - 16.12.2015

Livre - Paris - poètes - maudits


Plonger dans le Paris des poètes maudits, c’est ce que nous proposent les éditions de la Martinière en publiant une traduction française de l’ouvrage signé par l’Italien Stefano Biolchini et sorti au début de l’année 2015 chez 24 Ore Cultura.

 

Pour les amoureux de Charles Baudelaire, Stéphane Mallarmé, Arthur Rimbaud ou encore Paul Verlaine, c’est un ouvrage à ne pas manquer. Il faut cependant encore avoir assez de place pour le ranger dans sa bibliothèque... Publié dans un format artistique, ce beau livre culmine à 48 cm de haut et 33 de large, le tout pour 128 pages (octobre 2015, 59 €) !

 

 

Mais, il faut l'avouer, ce format est aussi propice à créer l’illusion de l’immersion avec des reproductions de photos d’époque en double page, de quoi se figurer parfaitement à quoi ressemblait Paris dans le seconde partie du XIXème siècle.

 

Aux côtés de ces photos se trouvent aussi rassemblées des peintures de Monet, Gauguin, Vallotton, Manet, Renoir, ou encore Delacroix. Si chaque poète est présenté brièvement, les illustrations côtoient quelques-unes des pièces poétiques les plus célèbres de ces poètes maudits.

 

C’est l’occasion de se rappeler la douce mélodie des pièces de vers « A une passante », « Harmonie du soir », « L’hymne à la beauté » de Baudelaire, ou encore du sonnet en X de Mallarmé, de la « Chanson d’automne » et de l'« Art poétique » de Paul Verlaine, enfin « Voyelles » et « O saisons ô château » de Rimbaud s'affichent à côté d'une reproduction du manuscrit du « Bateau ivre ».

 

L’ouvrage, imprimé en Italie, s’avère de bonne facture, et les reproductions sont lumineuses aux côtés de poèmes inscrits sur des fonds colorés afin de construire une ambiance qui s’inscrive en adéquation avec ce Paris de la seconde partie du XIXème siècle.

 

Avec l’approche de Noël, c’est un ouvrage à offrir aux poètes modernes qui sont toujours un peu nostalgiques de ce Paris de la grande époque de la poésie française. Les photos de la fin du XIXème siècle permettent une immersion efficace dans ces quartiers où la jeunesse bohème passait des jardins publics aux terrasses des cafés tout en cherchant à réinventer la poésie.