Théâtre - Ubu enchainé - Alfred Jarry - Dan Jemmett

Pauline - 13.03.2012

Livre


Il y a quelques jours je suis allée au théâtre voir Ubu enchainé, avec Eric Cantona et mis en scène par Dan Jemmett, metteur en scène venu d’outre Manche. Et c’est peut être là que le bas blesse, je vais y revenir !

Ubu est un personnage de fiction créé par l'écrivain français Alfred Jarry : François Ubu, dit le Père Ubu, capitaine de dragons, officier de confiance du roi Venceslas, décoré de l'Ordre de l'Aigle Rouge de Pologne, ancien roi d'Aragon, comte de Sandomir ; puis roi de Pologne, docteur en pataphysique, et grand-maître de l'Ordre de la Gidouille. Vous le connaissez dans Ubu Roi, en tant que roi despote ! De l'aveu même d’Alfred Jarry, Ubu enchaîné est la « contrepartie » d'Ubu Roi. Le Père Ubu, roi grotesque et symbole de la tyrannie du pouvoir dans Ubu roi, décide ici de devenir esclave pour acquérir une véritable puissance. Et de part son attitude, il va devenir roi des esclaves, envié des hommes libres !

Commençons par le commencement : la distribution

Père Ubu : Eric CANTONA Mère Ubu : Valérie CROUZET Conteur : Giovanni CALÒ

C’est à dire 3 comédiens pour jouer 25 personnages. Vous me direz, ça fait beaucoup ! et ça fait encore plus quand on sait que le conteur en fait à lui seul 23 d’entre eux. Mais comment fait-il ? Eh bien il fait du théâtre de marionnettes avec en guise de pantins, des assiettes, une fleur, une théière, un œuf brouillé et un autre au plat et autres bizarreries du genre !

Jusque là j’ai réussit à suivre, mais pourquoi tout à coup est-ce qu’il jette tout parterre ? La folie ? La colère ? L’alcool ? Une scène de ménage n’aurait pas fait moins de dégâts, sauf que là il est tout seul ! Pourquoi fait-il cela ? Il y a surement une raison ! Mais je l’ai sans doute loupée car le texte n’était pas très compréhensible.

Je vous laisse imaginer Eric Cantona en guise de Père Ubu, avec son accent marseillais qui braille plus qu’il ne parle fort. Vous y êtes ? Ajoutez à cela une Mère Ubu pas moins calme et à la voix criarde. Quand vous êtes habitués à ça, passez en mode italien avec un conteur à l’accent prononcé. Voilà vous avez le topo et vous comprendrez qu’on puisse louper des passages en route !

Au final la mise en scène quelque peu étrange pourrait passer mais le mélange avec les  accents des acteurs font barrières à la compréhension. C’est dommage, car j’avais vu il y a quelques années Ubu Roi et j’avais bien aimé le personnage extravagant dont l’expression préférée est « cornegidouille »!

Petit aperçu ici !