11 900 $ d'amendes pour un ancien collaborateur de Sarah Palin

Clément Solym - 23.02.2012

Edition - International - Sarah Palin - Frank Bailey - emails


Dans son livre Blind Allegiance to Sarah Palin, Frank Bailey narre l'époque où il travaillait au bureau du gouverneur (voir notre actualitté ). Son récit, a-t-on découvert, était essentiellement basé sur un échange d'emails entre l'ancienne gouverneure Sarah Palin et lui-même.

 

Seulement voilà, la justice l'a condamné à payer 11 900 $ d'amendes pour avoir violé la loi en conservant, disséminant et dégageant un profit sur des emails a priori privés. Cette sanction correspond à trois chefs d'accusation dans cette procédure civile : utilisation d'informations confidentielles pour la conception de son livre, révélation de ces informations aux coauteurs de son livre Ken Morris et Jeanne Devon , et leur publication malgré leur caractère confidentiel. Il a accepté le 22 février de payer les amendes.

 

 

Andree McLeod, une farouche opposante à Sarah Palin, avait entamé une procédure dès 2010 contre Bailey. A cette époque, cela faisait déjà deux ans qu'elle tentait de rendre publics les fameux emails, dont une partie seulement avait été révélées en juin 2010. McLeod déclarait ainsi cette année-là « nous attendons oujours que les mails de Mme Palin soient rendus publics. Et pourtant, il semble qu'un de ses anciens collaborateurs et deux autres anonymes ont libre accès aux mails de Mme Palin... tout cela parce que Bailey travaillait pour elle au bureau du gouverneur ».

 

Elle ajoute : « Les fonctionnaires d'Etat savent qu'il ne faut pas le faire (…), ils savent qu'on ne peut pas obtenir de bénéfice personnel à partir d'informations acquises dans le cadre d'un travail pour l'Etat. Mais Palin et sa cohorte pensaient qu'ils étaient au-dessus des lois, ou bien il s'en fichaient ».

 

Sarah Palin et ses collaborateurs communiquaient par le biais de mails privés au sujet d'affaires d'Etat. Ces mails appartiennent  de facto à l'Etat, et devraient être accessibles par le public. Une question d'éthique loin d'être résolue, mais le fait que Frank Bailey accepte de payer son dû pourrait peut-être encourager un assoupplissement de la procédure.