Corée du Sud : aider à développer le marché numérique

Cécile Mazin - 25.06.2015

Edition - International - Corée Sud - édition livres - France diplomatie


2016 marquera, pour la France et la Corée du Sud, la célébration de 130 années d’établissement de liens diplomatiques. Pays invité d’honneur du Salon du livre de Paris, sa littérature sera mise en valeur à travers plusieurs opérations. 

 

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vlasta2, CC BY NC ND 2.0

 

 

Ce sont autant des résidences de traducteurs coréens qui sont prévues qu’une exposition consacrée à la littérature jeunesse en Corée du Sud – du moins le CNL entendait plaider en faveur de cette initiative, à l’occasion du Salon 2016. 

 

Jæ Ho Lee, président de l’agence de promotion de l’industrie de l’édition de Corée du Sud, ou KPIPA, n'a pas manqué de saluer cette invitation pour la manifestation parisienne. « Nous prenons toute la mesure de l’importance du rôle de pays invité d’honneur, et ferons de notre mieux pour mettre en valeur notre littérature, au sein du Salon. »

 

La France reste considérée comme le pays « qui sait porter le mieux la valeur du livre. Nous avons beaucoup appris de votre pays, qui a su les protéger, en mettant en place la loi anti-Amazon, et le dispositif du prix unique ». Des mesures qui forcent l’admiration en Corée du Sud, en ce qu’elles ont lancé un combat contre le géant américain.

 

Alors qu’au Japon, Rakuten, et Alibaba en Chine commencent à se partager le marché de la vente en ligne, la Corée du Sud est prise en otage. « Sur le marché coréen du livre, nous avons quatre acteurs très importants, des industriels pure-players, qui sont en place. Nous prévoyons leur révolte, contre un système que nous avons mis en place, établissant un prix unique. Pour mener à bien cette lutte contre leur présence envahissante, nous tentons de protéger le milieu l’édition. L’idée est de les persuader que l’on peut faire coexister les industries culturelles, les librairies classiques, sans les mettre en péril eux-mêmes. »

 

Depuis novembre 2014, et avec un effet rétroactif, la Corée du Sud a instauré une législation permettant aux éditeurs de fixer un prix unique au livre, avec des remises encadrées – 20 % maximum. « Nous avons été impressionnés par les résultats de la législation en France », nous précisait en mars dernier un membre de la délégation. « D'autant que nous avons une chaîne de librairies qui détient plus de 40 % du marché, YES24. Il importe que nous puissions assurer à chacun de pouvoir exister sur le marché numérique et imprimé. »

 

Comme nous l’avions appris, le marché de l’édition numérique en Corée ne représente que 5 % du chiffre d’affaires du secteur. « Cependant, la Corée du Sud est connue pour être un pays très avancé dans ce domaine littéraire. Mais pour le marché numérique, nous n’en sommes encore qu’aux débuts. Des mesures destinées à soutenir l’industrie et son développement en matière numériques sont prévues dans les prochains mois. » 

 

On parle souvent de la lecture de manga en mobilité, et de l’apport que la Corée du Sud a eu dans ce segment. 

 

Une convention de partenariat avait été signée en mars 2015, avec le CNL. Elle contribuera « à intensifier les échanges culturels entre les deux pays, dans les domaines du livre et de la lecture ». 


Pour approfondir

Editeur : Gallimard
Genre : litterature...
Total pages : 112
Traducteur : maurice coyaud
ISBN : 9782070463527

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