15 éditeurs brésiliens pour enchanter la Foire du livre de Bologne

Elodie Pinguet - 17.03.2017

Edition - International - foire livre Bologne - édition Brésil - littérature jeunesse


Du 3 au 6 avril aura lieu la Foire du livre de Bologne, salon autour de l’édition jeunesse. À cette occasion, une délégation de 15 éditeurs brésiliens se rendra sur place, pour promouvoir leurs livres pour enfants.

 

ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

 

Au Brésil, la Câmara Brasileira do Livro (Chambre brésilienne du livre), délègue trois foires à ses éditeurs : Francfort, Guadalajara et Bologne. Chacun de ces périples est très important pour le monde de l’édition brésilienne.

 

À Bologne, la Foire du livre est centrée sur l’édition jeunesse. D'ailleur, cette année devrait être spéciale et animée, avec la présentation du dernier album des aventures d'Astérix.

 

Pour Luiz Alvaro Salles Aguir de Menezes, qui dirige l’expédition, les livres brésiliens pour enfants suscitent souvent l’engouement : « Nos illustrations sont célèbres dans le monde entier, peut-être à cause des couleurs qu’elles utilisent. »

 

Petites et grandes maisons d’édition seront du voyage, dans l’espoir de vendre des droits et ainsi « maintenir le marché du livre sain et fluide ». Les Foires aux livres sont un endroit idéal pour les rencontres et les rapprochements avec les lecteurs ou les autres éditeurs.

 

Cette année, les éditeurs espèrent faire 320 000 $ de chiffre d’affaire à Bologne à partir des ventes de droits . Des ventes qui seraient les bienvenues selon Julia Schwarcz, de la maison Companhia das Letras, « plus grand éditeur au Brésil en termes de part de marché ».

 

Elle fait état d’une période difficile pour les éditeurs brésiliens depuis les deux dernières années, car le gouvernement a cessé d’acheter des livres pour enfants, « ce qui a apporté un grand changement à l’industrie de l’édition pour enfants au Brésil, et beaucoup de petits éditeurs ont fermé ».

 

La littérature jeunesse est l’un des terrains les plus importants, car « les enfants sont l’avenir ». Cependant les éditeurs sont aujourd’hui en concurrence avec les technologies modernes, la TV, la musique ou les films. Le défi à relever est d’autant plus difficile.

 

Développer le marché à l'étranger

 

La directrice de la maison Girassol Brasil Edições, Karine Pansa estime que leurs « écrivains et illustrateurs sont très bien acceptés en Europe, qui est un marché difficile, par exemple avec le marché britannique et français, mais ce sont nos plus grandes cibles. Nous essayons de produire des livres universels et peuvent entrer sur de multiples marchés ».

 

La Foire de Bologne est donc un bon terrain pour déclencher l’intérêt chez les lecteurs, mais surtout les acheteurs de droits : « Nous voulons grandir à la maison et à l’étranger. » Ils commencent par exemple à conclure des affaires avec des pays arabes. Les populations arabes représentent 14 millions de personnes au Brésil et Menezes espère que le lien culturel développé entre le Brésil et le monde Arabe « nous aidera à vendre plus de droits et à rapprocher nos marchés du livre ».

 

À l’automne dernier, L’Emirates Publishers Association a envoyé une délégation commerciale au Brésil. Un partenariat entre Brésil et pays Arabe permettra de « développer le marché du livre brésilien dans le monde arabe et de promouvoir des livres arabes au Brésil ».

 

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Karine Pansa de son côté, déplore surtout le fait que les principaux points de vente du livre, à savoir le gouvernement et le commerce, ont diminué. Cette diminution serait due à la crise économique et politique qui sévit actuellement sur le territoire.

 

Via PublishingPerspective