16 000 postes en moins dans l'Education nationale en 2010.

Clément Solym - 25.06.2009

Edition - Société - suppressions - postes - éducation


Luc Chatel arrive à peine aux commandes d’un vaisseau bien difficile à piloter : le ministère de l’Education nationale. Et déjà, l’ancien occupant du navire lui vient en aide en annonçant, dans l’édition du mercredi 23 juin de La Tribune, la suppression de 16 000 au sein de l’Education nationale en 2010 sur les 34 000 prévues dans la fonction publique.

Ce n’est pas pour autant que ce ministère va être dépouillé de ses fonctionnaires. Il faut dire qu’ils sont tout de même plus d’un million, avec 870 000 enseignants. Mais, le coup de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ne va pas passer comme un lettre à la poste aux yeux des syndicats.

Ces derniers se sont dépêchés de réagir face à l’annonce de Xavier Darcos qui signe ainsi sa dernière flèche enflammée à leur attention. Non fermés au dialogue, ils sont prêts à remettre les comptes à zéro avec le nouveau ministre, Luc Chatel. Néanmoins, il faudra faire des concessions…

La FSU dénonce la saignée particulièrement importante subie par les postes administratifs dans ce nouveau plan de réduction du nombre de fonctionnaires. De même les postes perdus par les Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), grâce à la masterisation des concours, pose problème pour l’avenir de la formation des nouveaux enseignants.

C’est pourquoi l’Unsa Education demande au gouvernement un changement de cap clair dans sa politique éducative. Tout ne doit pas se résumer au mot « économies ». Le nombre de postes supprimés en 2010 est un record en la matière. Les conséquences seront lourdes pour élèves et enseignants. FO rejette cette « politique de rigueur »