20 % des consommateurs ont arrêté d'acheter des livres papier

Clément Solym - 17.01.2010

Edition - Société - consommateurs - arreter - acheter


L'enquête présentée par le Book Industry Study Group brosse un portrait complet des comportements et attitudes de consommateurs étatsuniens vis-à-vis de l'ebook. Tout en examinant comment les lecteurs se procurent leurs livres numériques, elle montre également comment ces derniers sont lus.

Et clairement, l'ordinateur reste l'outil privilégié pour ce faire, suivi de près par le Kindle. Une tendance qui confirme les premières données dévoilées en septembre 2009. En chiffre, cela donne les ordinateurs à 47 %, le Kindle à 32 % et les autres acteurs offrant des lecteurs ebooks se partagent alors 10 % du marché. Une nouvelle qui réjouira Ray Kurzweil, concepteur de la plateforme Blio, justement pour PC.

En plus de présenter une vision globale de la popularité des formats d'ebooks et des lecteurs, l'enquête révèle ce que les consommateurs apprécient ou non. Et l'on s'en doute, le manque d'interopérabilité reste le problème majeur. À ce titre, ils sont tout de même 28 % à affirmer qu'ils achèteraient sûrement un ebook qui serait DRMisé et empêcherait le partage du livre sur plusieurs lecteurs. Comme quoi, tout le monde n'est pas hostile aux verrous... Toutefois, les hommes se montrent plus réticents que les femmes à investir dans un fichier avec DRM...

Parce que le taux de pénétration des lecteurs ebooks dans le mode de lecture est définitivement ancré. Selon les informations du BISG, 20 % des sondés affirment qu'ils ont arrêté d'acheter des livres papier au profit des livres numériques au cours des 12 derniers mois. En contrepartie, 81 % des répondants disent qu'ils n'achètent un ebook que rarement ou occasionnellement.

Enfin, un point qui réjouira les éditeurs, 30 % des amateurs de livres papier seraient près à attendre trois mois pour acheter le livre numérique de leur auteur favori. Un élément qui renseignera précieusement les maisons ayant décidé de retarder les sorties numériques pour favoriser le papier, évidemment. La question de savoir si cela encouragera au piratage des livres n'a cependant pas été posée. Dommage.

Reste que le coût des livres numériques est lui-même l'argument majeur qui déciderait à investir bien avant sa disponibilité ou son aspect écologique. L'argent, nerf de la guerre... (Un résumé de l'étude, vendue sur le site)