2007-2008 : les chiffres de l'absentéisme scolaire s'envolent.

Clément Solym - 02.05.2010

Edition - Société - absentéisme - scolaire - chiffres


Alors que la polémique fait toujours rage autour des mesures envisagées par Nicolas Sarkozy pour faire face à l’absentéisme scolaire, la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (Depp) a discrètement publié des chiffres qui s’envolent pour la période 2007-2008.

Si l’on restait jusqu’à présent, dans les dernières études parues, entre 5,4 et 6,4 % des élèves, on passe désormais à 7 %. Pour qu’un élève soit considéré comme absentéiste, il faut tout de même qu’il soit absent à raison d’un minimum de quatre demi-journées par mois sans justification sur l’ensemble de l’année scolaire.

Pour la Depp, cette hausse est en grande partie imputable aux différents blocus qui ont été mis en place pour s’opposer à la réforme de l’enseignement professionnel. Ce mouvement est d’ailleurs représentatif également d’une grande disparité entre les établissements. Ainsi, dans la moitié des établissements français, on ne compte que 3 % d’élèves absentéistes alors qu’on monte à 30 % dans un établissement sur dix.

C’est le secteur de la formation professionnelle qui est le plus touché par ce phénomène inquiétant. L’absentéisme des élèves y est monnaie courante avec un total de 15 % en moyenne alors qu’il ne s’élève qu’à 6 % dans les lycées généraux et techniques. Plus problématique encore, les cas d’absentéismes lourds (au moins 10 demi-journées d’absence injustifiées sur un mois) sont aussi en hausse de 1 %.