2008, l'année morose pour les librairies indépendantes anglaises

Clément Solym - 02.02.2009

Edition - Economie - librairie - indépendante - Angleterre


Des fermetures ont eu lieu, de magasins que l'on ne pensait pas susceptibles d'être affectés, et les fluctuations montrent que malgré les 66 nouveaux commerces qui ont ouvert en Angleterre, 83 ont fermé durant l'année, le plus important déclin depuis 2006, quand 100 boutiques avaient alors mis la clef sous la porte. En 2007, 81 ouvertures avaient apporté un rayon de soleil, puisque l'on n'avait pas connu autant de fraîcheur depuis 2004.

Mais les analystes sont sceptiques. Si le secteur s'est toujours défendu, la chute pourrait se poursuivre encore cette année, avec des résultats moins encourageants encore. Pointant toujours les grandes chaînes de distribution, qui en 2009 feront plus mal encore, Robert Clark, analyste pour la Retail Knowledge Bank reste tout de même optimiste : « Je pense que jamais nous ne verrons la fin des la librairie indépendante », rassure-t-il.


La fin, certes non, mais la ramification... Car les chiffres annoncés par la Booksellers Association ne sont guère encourageants, et pourtant, Meryls Halls, responsable des services d'adhésion, les trouve « malheureusement inévitables, mais modestes ». Tant qu'une activité connaît un certain dynamisme, elle n'est pas finie, en somme et l'énergie de ce secteur reste tenace, que ce soit pour des boutiques classiques ou des nouveautés fantaisistes.

Toutefois, l'expérience du terrain n'a pas la même confiance. La marge très faible que réalisent les grandes chaînes et les volumes de ventes qu'elles enregistrent rendent le combat plus ardu entre un Goliath dopé aux amphétamines et un David borgne et claudicant. Conserver ses clients satisfaits dans un tel contexte n'est pas sans difficulté, au point qu'un député avait demandé une aide du gouvernement pour ces boutiques.