2010 : le livre papier en baisse, l'ebook en hausse... mais...

Clément Solym - 01.01.2011

Edition - Economie - ventes - ebook - papier


La fin de l’année aura été dure pour tout le monde, mais elle confirme une tendance aux États-Unis constatée depuis le début de 2010, et que 2011 devrait accroître. Les ventes de livres de papier baissent, au profit de celles de livres numériques. Avec toutefois un bémol : la rentabilité de l’ebook n’est toujours pas un fait avéré...

Le premier vent de torpeur est venu de Barnes & Noble. Dans un communiqué de presse, le libraire annonce que depuis son site internet, il s’est vendu plus de livres numériques que de livres papier. Nous l’annoncions hier, un million d’ebooks pour Nook se sont vendus durant la seule journée de Noël. Et évidemment, le lecteur ebook maison, doublé de son modèle couleur est largement plébiscité. Mais ce type de données reste toujours à regarder d’un oeil intéressé, mais dubitatif.

Bien évidemment, avec 20 % du parc de lecteurs ebook, selon les statistiques de Forrester Research, Barnes & Noble n’est pas le moindre acteur du territoire étatsunien. Cependant, les chiffres et données révélées par Crains New York sont un peu plus intéressants encore.

Histoire de balance

En effet, les ventes de livres imprimés outre-Atlantique accuseraient le coup d’une chute de 4 %, en regard de la même période de 2009. Sur les 50 premières semaines de l’année 2010, 674,5 millions de livres papier ont été vendus, d’après les chiffres de Niels BookScan. Un service, rappelons-le, qui recense 75 % des acteurs de l’édition et ne fait pas encore dans la donnée ebook. Bientôt. Mais pas pour le moment.

Dans cette même veine, les livres de poche, pourtant le nerf de la guerre, accusent une baisse de 3 %, à 104,8 millions d’unités. Dur, dur. Mais les livres numériques, de leur côté, sont en pleine et exponentielle croissance.

Random House avait ainsi annoncé une hausse des ventes de 250 %, selon son patron, Markus Dohle. L’enquête récente de la Publishers Association avait fait valoir que les ventes de numérique représentaient 9 % du chiffre d’affaires total, chez les grands éditeurs. Le même résultat que celui annoncé par Hachette US. Pour les best-sellers, précise le magazine professionnel Publishers Weekly, on taperait même autour des 30 % de vente représentée par des livres numériques...

Pour les mémoires de Georges Bush, 10 % des ventes étaient numériques.

La partie n'est pas encore gagnée

Mais si les parts de marché de l’ebook sont en hausse, il ne faut pas pour autant prétendre que les chiffres d’affaires des maisons ont également augmenté. La plupart des éditeurs ont en effet investi dans la voie numérique, et la numérisation de leurs catalogues, ainsi que dans la recherche et le développement, pour la création d’ebooks augmentés, sous la forme d’applications iOS, par exemple. Un secteur effectivement propice à des choix et des créations nouvelles, mais qui coûtent, bien évidemment...

Deux possibilités sont là pour assurer au livre numérique une voie royale : le contrat d’agence, assurant un prix de vente au détail défini par l’éditeur. L’autre aspect, est la généralisation des lecteurs ebook et autres appareils de lecture. Mais d’un côté comme de l’autre, rien ne promet une rentabilité atteinte pour 2011, même si un livre numérique, dans l’absolu, ne coûte pas grand-chose à réaliser....



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