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2012 et sa TVA, ou l'exaspération des commerces

- 31.12.2011

Edition - Librairies - librairies - stock - livres


Quel point commun entre un boulanger, un artisan du bâtiment et un libraire ? Les lettres ‘a' et ‘r', en effet, mais pas que, petits facétieux. C'est bien entendu sur toutes les lèvres : la TVA, celle qui augmente, et met un souk de tous les diables dans les professions citées.

 

C'est qu'à Bercy, explique-t-on à l'AFP, on les a vues défilées massivement, pour exprimer leur mécontentement. 

 

Pour les premiers, seuls les sandwichs et les plats chauds basculeront à 7 % tandis que le petit croissant du samedi matin que je m'offre actuellement, restera à 5,5 % avec le reste des viennoiseries. Il fallait limiter la concurrence avec la restauration qui passe elle aussi à 7 %

 

Pour le bâtiment, c'est plus complexe. Il faudra que le devis ait été signé avant le 20 décembre pour que la TVA reste à 5,5 %.

 

Mais pour les libraires, il a fallu trimer. D'abord, c'est un délai de trois mois complets qui a été apporté : la hausse de la TVA ne sera répercutée qu'à compter du 1er avril. Joyeux poissons en perspective...

 

Sauf que, selon les informations que ActuaLitté a pu recueillir auprès d'auteurs, certains éditeurs ont d'ores et déjà fait quelques confusions. D'abord, ils ont répercuté la hausse de la TVA sur les ouvrages qui sortent dès janvier. Ensuite, ils ont manifestement confondu hausse de 1,5 % de la TVA avec augmentation du prix de vente de 1,5 €, voire 2 €  - allons-y dans la joie et la bonne humeur !

 

 

Georges-Marc Habib, de la librairie L'Atelier, dans le XXe arrondissement et secrétaire du Syndicat de la librairie française, explique : « Moi j'ai 22.000, 25.000 ou 30.000 bouquins en stock, selon la période. Je ne vais pas réétiqueter tous les livres. Je n'en ai ni les moyens, ni le temps. » C'est qu'avec un prix de vente apposé sur les 4e de couverture, du fait de la loi sur le prix unique, qui impose à tout revendeur, le prix de vente décidé par l'éditeur, il va falloir quelques modifications.

 

« J'espère que des outils seront mis en place et le fait d'avoir trois mois va nous permettre de pouvoir assumer ça », ajoute-t-il. On évoque ainsi la possibilité d'affichettes, qui ne manqueront pas de semer un petit bazar dans les boutiques.