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2019, l'année des “meilleurs livres du monde”

Camille Cado - 16.12.2019

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La fin d'année approche, il est temps pour les entreprises de faire le bilan et, pour certaines, de féliciter leurs salariés. Dans le monde de l'édition, Markus Dohle, PDG du groupe éditorial Penguin Random House se jette à l'eau. Dans sa lettre de fin d'année, il salue ses employés « pour avoir offert aux lecteurs les meilleurs livres du monde » et vante les acquisitions internationales et la croissance mondiale de la maison. 

ActuaLitté, CC BY SA 2.0
 

Chaque année, la tradition veut que les entreprises prennent le temps de féliciter leurs employés et de revenir sur les points forts des 12 mois écoulés. Une lettre, pour apporter un peu de courage et de motivation afin d'entamer la nouvelle année sur les chapeaux de roues. 

Markus Dohle, PDG de Penguin Random House l'a bien compris. Dans sa lettre, il dresse le bilan d'une année riche et fructueuse. Il souligne les acquisitions réalisées par la maison et donc son expansion mondiale, ainsi que le travail de ses salariés pour avoir édité « les meilleurs livres du monde ».
 

Des best-sellers et des récompenses


Pour Penguin Random House, l'année 2019 aura été rythmée par la publication de nombreux best-sellers ainsi que la remise d'importantes récompenses littéraires à « nos auteurs », souligne-t-il. Markus Dohle cite notamment le prix Nobel de littérature remporté par Olga Tokarczuk, ainsi que le prix Nobel d'économie remis à Abhijit Banerjee et Esther Duflo.

Sans oublier le Booker Prize qui a récompensé Margaret Atwood et Bernadine Evaristo — un choix qui avait d'ailleurs fait polémique dans le monde éditorial — et le Prix Scotiabank Giller du Canada qui a distingué l'auteur Ian Williams. 

Parmi les succès, on compte le dernier tome de EL James, The Mister, resté en tête des meilleures ventes du New York Times plusieurs semaines. Ainsi que le livre de mémoires de Michelle Obama, Becoming qui a dépassé les 11,5 millions d’exemplaires. 

Si Markus Dohle félicite d'abord « un large éventail de réussite internationale », il vante également l'élargissement de leur leadership sur le marché de la littérature jeunesse. 
 

Penguin Random House s'empare du secteur jeunesse


Parmi les plus grandes réussites de l'année, le PDG félicite la maison pour avoir accompli l'une de leurs plus grandes priorités, celle de s'imposer sur le marché de la littérature jeunesse. « Cette année, nous avons acquis plusieurs entreprises qui nous aident à augmenter notre part de marché sur ce secteur. » 

Par exemple, Little Tiger au Royaume-Uni pour le secteur jeunesse. Mais aussi une prise de participation de 45% chez Sourcebooks aux États-Unis, et Edictiones Salamandra pour le volet espagnol, qui disposent également d'une empreinte significative dans la littérature pour enfants. 
 
Markus Dohle mentionne également la récente acquisition des droits mondiaux des oeuvres d'Eric Carle, auteur et illustrateur américain d'ouvrages jeunesse.
 
piviso - pixabay license
 

Des acquisitions internationales, une extension mondiale 

 
Cette extension sur le marché de la littérature jeunesse s'accompagne plus largement d'une croissance internationale. Cela s'explique notamment parce que le groupe dispose de filiales dans de nombreux pays qui sont chacune à la tête d'une politique d'expansion très active. 

Le PDG rappelle en effet que cette année, Penguin Random House Grupo Editorial, en Espagne, a fait l'acquisition de la maison d'édition indépendante La Campana, pour renforcer sa présence catalane. 

La maison s'est aussi implantée en Asie du Sud-Est et plus exactement à Singapour. Elle a également développé sa part sur le marché brésilien. Le groupe Companhia das Letras, contrôlé à 70 % par le groupe Penguin Random House a ainsi fait l'acquisition de la maison d'édition Zahar.

Pour Markus Dohle, ces nombreuses acquisitions ne sont pas pour autant un motif direct de réussite. « Depuis nos débuts, je ne cesse de répéter que la taille n'est pas un avantage concurrentiel. Ce qui est essentiel à notre succès, c'est de tirer parti de notre échelle en tant que force et de montrer aux auteurs que nous pouvons les connecter à plus de lecteurs que tout autre éditeur. »

Et c'est ce qui a particulièrement attiré ces entreprises. « Les fondateurs et les dirigeants de ces sociétés souhaitaient faire partie de Penguin Random House en raison de nos résultats mais aussi de notre culture. » Le PDG évoque en effet les nombreuses reconnaissances de leur qualité d'entreprise. 
 

« Nous figurons dans la liste des America's Best Midsize Employers du magazine Forbes pour la deuxième année consécutive. Au Canada, nos collègues ont été qualifiés de meilleurs employeurs du Grand Toronto. »

Le célèbre journal espagnol El Mundo a également décrit le groupe éditorial comme l'endroit où « tout le monde aimerait travailler ». « Nos sociétés en Afrique du Sud, en Inde et en Australie, Nouvelle-Zélande, ont été célébrées par leurs pairs comme éditeur de l'année », continue-t-il.

Une frénésie d'acquisition et une conquête mondiale qui ne sont pas prêtes de s'épuiser, indique le PDG. « Continuons de mettre en œuvre ces stratégies de croissance. D'abord, en publiant les meilleurs livres au monde, puis en accueillant de nouvelles entreprises dans notre famille. »


via Publishing Perspectives, Publishers Weekly



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