23 libraires réunis à Abidjan : quel est le métier en Afrique subsaharienne ?

Auteur invité - 17.11.2017

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Vingt-trois libraires de douze pays d’Afrique subsaharienne ont été réunis à Abidjan, du 9 au 11 novembre 2017, par l’Association internationale des Libraires francophones (AILF). Trois ans après le séminaire de Dakar, c’était l’occasion pour ces libraires de faire le point, et d’échanger sur la pratique de leur métier, tout en s’immergeant dans la vie culturelle ivoirienne.




 

L’AILF a pu bénéficier de la présence du ministre ivoirien de la Culture, Maurice Kouakou Bandaman, tant pour l’ouverture de cette rencontre où il souligna que « là où le livre est absent, c’est la place qui est faite au terrorisme, à la violence, à la haine », qu’à l’occasion de la cérémonie de remise du prestigieux Prix Ivoire pour la littérature africaine d’expression francophone, décerné par l’association Akwaba Culture. Ce prix a été décerné à l’écrivain malgache Johari Ravaloson pour son ouvrage Vol à vif, publié chez l’éditeur de l’Océan indien Dodo Vole. 


Ce séminaire autour de la politique du livre et de la lecture, préparé depuis plusieurs mois, notamment à travers un questionnaire envoyé à tous les participants, a permis de balayer les problématiques spécifiques au métier et de les exposer à des professionnels du livre et de la lecture invités à y répondre.



Johari Ravaloson



Des spécialistes des marchés publics de Côte d’Ivoire, le Directeur du Livre et de la lecture, l’Attaché culturel de l’Ambassade de France, des éditeurs bien sûr, dont Serge Kouam, rédacteur d’une étude sur les politiques publiques pour le compte de l’Alliance des Éditeurs indépendants, ou encore des spécialistes du transport interafricain, ont accepté d’échanger avec ce parterre de libraires. 
 

 

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Pour l’AILF, ce séminaire est le fruit d’un travail collectif et interprofessionnel mené avec les acteurs locaux, et dont l’objectif, comme l’a souligné Philippe Goffe, président de l’AILF, est d’émettre des feuilles de route pouvant servir à baliser les actions à mener dans les prochains mois, tant les thématiques évoquées sont emblématiques et marquées par l’urgence : circulation du livre en Afrique, usages commerciaux, appels d’offres, politiques publiques du livre et de la lecture, relations avec les institutionnels francophones, et optimisation des opérations culturelles comme la Caravane du livre et de la lecture. 



 

Selon le coordinateur local, Brahima Soro de la librairie de France et administrateur de l’AILF, « ce séminaire a permis de découvrir un public attentif tant du côté des participants que des intervenants extérieurs. Les échanges structurés entre éditeurs et libraires puis avec les experts des marchés publics expliquant les possibles voies de recours à actionner auprès des institutionnels et autorités publiques ont professionnalisé les débats. La présence de la Centrale de l’Édition notamment dans les débats relatifs au transport Sud-Sud et Nord-Sud a été appréciable, car elle a permis de revenir sur des ajustements possibles pour optimiser les dispositifs existants ». 
 

En partenariat avec l'AILF


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