4 propositions concrètes pour que les librairies reprennent leur activité

Auteur invité - 09.11.2020

Edition - Librairies - éditeurs auteurs libraires - réouverture librairies covid - crise sanitaire France


C’est un nouvel appel qui émane des professionnels du livre, et tourné vers les pouvoirs publics. Plutôt que de se plaindre encore de ce que les librairies n’ont pas le droit d’accueillir du public, les signataires offrent des propositions concrètes. Et qu’il serait possible de mettre en œuvre assez facilement, d'après eux.
 
Click and collect en librairie


Autour du livre, toute une filière à l’unisson pour combattre le virus et promouvoir la culture en France.

À l’heure où les grands pays européens — Belgique, Suisse, Allemagne, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Grèce — sont majoritairement d’accord pour classer le livre parmi les produits essentiels et gardent leurs librairies ouvertes, comment accepter que la France, pays des Lumières, abandonne la filière du livre ? 
 
Non, les divers expédients imaginés dans l’urgence ne compenseront pas ce qui s’annonce comme une catastrophe économique et culturelle. Nous saluons les premières mesures mises en œuvre et reconnaissons qu’elles vont soulager les plus fragiles. Mais, au-delà des aides, ce que nous voulons, c’est ouvrir nos commerces, car avec les libraires, c’est toute la filière, auteurs, éditeurs qui est menacée par le maintien de leur fermeture, en particulier dans cette période riche en nouveautés éditoriales et en prix littéraires, parfois attribués, non accessibles aux lecteurs. 

Toute la chaîne du livre est mobilisée pour accompagner les efforts indispensables à la lutte contre le virus. Les libraires indépendants comme les « succursalistes » qui savent que c’est aussi la condition pour une ouverture indispensable à la survie du secteur.

Car c’est l’ensemble des commerces culturels qui contribue massivement à la bonne santé de l’économie du livre, en fidélisant des millions de lecteurs, en soutenant les éditeurs, en assurant aux auteurs, inquiets pour leur avenir, une rémunération au titre des ventes de leurs ouvrages, dont ils se trouveront en partie privés tant que les points de vente de livres resteront fermés. 

Tous, indépendants ou grandes surfaces spécialisées, considèrent qu’il est primordial de garantir la santé et la sécurité de nos clients et de nos collaborateurs. 

Pour cela nous proposons de : 
• Maintenir et renforcer les mesures de précautions déjà en place, gel, masques, distanciation physique.
• Accepter une jauge réduite garantissant la fluidité de la circulation dans le magasin.
• Mettre en place un accueil pour filtrer les passages et mesurer la jauge en temps réel.
• Proposer des horaires élargis pour donner le choix de venir tôt le matin ou plus tard le soir. 
 
Nous sommes à la disposition des pouvoirs publics pour étudier avec eux les modalités d’ouverture de nos rayons de produits culturels au plus vite. Nous comprenons le dilemme des autorités et ne voulons pas choisir entre la santé de nos concitoyens et la survie de la filière du livre. Puisque nous devons apprendre à vivre avec le virus, nous devons également apprendre à commercer dans ce temps de virus. Il faut sauver la vie de nos concitoyens les plus fragiles, il faut sauver l’économie de notre pays pour leur assurer un avenir. 


Nous nous associons également à l’appel initié par François Busnel : « Monsieur le Président, faisons le choix de la culture en rouvrant les librairies » et à la pétition disponible sur change.org

David Abiker, Mohammed Aïssaoui, Yann Arthus-Bertrand, Gauthier Battistella, Olivier Bellamy, Tahar Ben Jelloun, Anne Boudart, Marina Carrère d’Encausse, Noëlle Châtelet, Claire Chazal, Pascale Clark, Sophie Davant, Marc Dugain, Dominique Dyens, Jean-Paul Enthoven, Raphaël Enthoven, Caroline Fourest, Philippe Geluck, Maxime Girardeau, Jean-Michel Guenassia, Laure Hillerin, Anne-Gaëlle Huon, Alexandre Jardin, Yann Moix, Morgane Montoriol, Françoise Nyssen, Katherine Pancol, Daniel Pennac, Patrick Poivre d’Arvor, Jean-Christophe Rufin, Danièle Sallenave, Colombe Schneck, Vanessa Schneider, Didier Van Cauvelaert, Bernard Weber.


À ces signataires s’ajoutent Cultura, Decitre, Espace culture Leclerc, Fnac, Furet du Nord, Gibert, Librairie Albin Michel, Anecdotes, Au vent des mots, Librairie Confluence, Librairie Forum, Librairie Gallimard, Librairie Mau, Librairie Nouvelle d’Orléans, Albin Michel, Casterman, Editis, Flammation, Gallimard, Hachette Livre, Média Participations, Mercure de France, le Syndicat des Distributeurs de Loisirs Culturels, le Syndicat national de l'édition et la Société des Gens de Lettres.


Commentaires
"...comment accepter que la France, pays des Lumières, abandonne la filière du livre ?"

Mais ce sont les libraires qui l'ont abandonné en mars en refusant de rester ouverts malgré la proposition du gouvernement, ce sont eux qui ont éteint la lumière!



"...c’est toute la filière, auteurs, éditeurs qui est menacée par le maintien de leur fermeture, en particulier dans cette période riche en nouveautés éditoriales et en prix littéraires, parfois attribués, non accessibles aux lecteurs."

Eh oui, en fin d'année il y a plus d'argent à se faire sur la littérature et sur les beaux-livres qu'au printemps, alors là, on appelle en renfort les éditeurs et les auteurs, on se drape dans la défense de la culture!

Quant à moi, je vais surtout investir dans des newsletters, œuvrer au développement de mon site marchand pour essayer de me sortir au mieux de l'impasse dans laquelle la librairie française m'a mise en refusant de travailler.
Sommes nous d’accord ? L’obscurantisme est à nos portes et même dans la place...nos efforts pour permettre à chacun le choix d’être libre sont remis en cause, la transmission des savoirs, les avancées de la science, l’esprit critique pourtant acquis au prix fort, tous sont en panne, dans les écoles, dans les universités, dans les librairies, et tout lieu de culture.

Croire ou savoir ? A nous d’innover dans le bon sens... FMR
réponse à petitéditeur : n'oubliez pas que tout libraire n'est qu'un maillon d'une chaîne ... Or, au mois de mars, c'est toute la chaîne du livre qui s'est arrêtée brusquement, du distributeur à la plateforme logistique, et même dans certains cas, au transporteur ... il n'y avait pas que la petite vie du libraire qui était en jeu, mais bien plusieurs vies sans moyen de protection ... Oui, à l'automne, il y a plus d'enjeux économiques pour tout le monde, et en premier lieu, pour les éditeurs ... même si les médias mettent en avant les libraires et transmettent les paroles de soutien des auteurs. Croyez bien, petitéditeur, que cette année 2020 aura été très stressante pour tous !
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