La pauvreté et l'apprentissage de la lecture, tellement liées

Nicolas Gary - 29.06.2015

Edition - International - Royaume-Uni - lecture - pauvreté


Les enfants issus de familles pauvres, et les garçons en particulier, rencontrent des difficultés spécifiques pour la lecture. Plus de 40 % des garçons qui reçoivent des repas gratuits, dans le cadre scolaire, manifestent des problèmes de compréhension, bien plus que les filles.

 

Reading for baby

Harald Groven, CC BY SA 2.0

 

 

Avant même de débuter leur scolarité, les disparités entre les enfants, concernant la lecture, sont bien présentes. Selon les résultats d’une étude, quand les petits de 5 ans entrent à l’école, leur retard est déjà tel qu’ils ne parviendront jamais à le rattraper. 

 

Julia Cleverdon, présidente de Read On Get On, qui commente l’étude réalisée par Ready to Read, pointe des données qui s’aggravent outre-Manche. Les résultats proviennent des 19.000 enfants interrogés pour déterminer les compétences linguistiques des plus jeunes.

 

Les filles venant de familles défavorisées sont également impactées par des difficultés linguistiques, mais elles ne sont que 27 % à en rencontrer. 

 

« Le gouvernement a pris un engagement ferme pour l’alphabétisation, en fixant des objectifs clairs pour tous les enfants, concernant la lecture, à l’âge de 11 ans. Ce que cette étude nous indique est que l’objectif est risqué, si nous ne mettons pas un terme au fossé de la langue qui se creuse », poursuit Julia Cleverdon.

 

Pour comprendre ces données, les chercheurs estiment que les carences proviennent de ce que les parents ont moins de temps pour parler avec leurs enfants. Moralité, les compétences en lecture, et l’enrichissement de vocabulaire n’interviennent que tardivement, voire pas du tout. 

 

Des résultats à confronter aux chiffres de lecture : en 2013, une enquête indiquait que les parents avaient moins de 36 minutes par semaines à passer avec leur enfant, et 2 heures le week-end. (via BBC)