50 ans de Bayard Jeunesse : “Chez nous, le patron, ce sont les enfants”

Nicolas Gary - 02.12.2016

Edition - Les maisons - bayard jeunesse presse - Pomme d'Api anniversaire - Petit ours brun


C’est un grand anniversaire que célébrait le groupe Bayard : les 50 ans de Bayard jeunesse. Et il y avait foule pour célébrer cette histoire, qui part de la fondation de Pomme d’Api, en 1966, pionnier de la presse jeunesse. Si les lecteurs d’alors sont possiblement des parents aujourd’hui, les générations continuent de découvrir ces personnages.

 

 

 

« Merci d’avoir participé et de participer, à cette formidable aventure qui est la jeunesse à Bayard », lance Georges Sanerot, président du directoire. « Chacun d’entre vous porte une part de cette création collective, de nos créations collectives pour l’enfant. » Et de rappeler que l’entreprise, dès la fin du XIXe siècle, disposait d’une revue hebdomadaire, Le Noël, présenté comme « le journal des enfants ».

 

Mais l’histoire de la jeunesse, c’est avant tout à travers « une presse nouvelle, l’émergence de Pomme d’Api et tous les autres titres qui ont suivi » que le groupe l’a portée – ce magazine a notamment ouvert la voie à Petit Ours Brun et Mimi Cracra.

 

« Merci à vous tous... mais merci à vous toutes : oui, merci particulièrement aux femmes parce que dans cette aventure, il faut bien dire qu’elles furent beaucoup plus nombreuses que les garçons », insiste le président. Un mot très appréciable, alors que les inégalités entre hommes et femmes dans l’industrie du livre sont persistantes.

 

C’est que la création d’une presse pour les jeunes a entraîné une féminisation du groupe Bayard, qui s’est « totalement transformé et réinventé ». Un point à souligner, puisque ces 50 ans sont aussi l’anniversaire d’une plus grande présence féminine dans la société.

 

"Chez Bayard, le patron, ce sont les enfants"

 

Et si l’ensemble du travail des équipes est salué, c’est vers le public que les remerciements vont : « Merci aux lecteurs, merci aux parents, merci aux grands-parents. [...] Ces cinquante années nous ont montré que l’idée décisive pour une création tournée vers la jeunesse, surgit souvent d’un endroit imprévu et se développe grâce à l’énergie commune d’intervenants pour lesquels l’enfant à la place de choix. »

 

Logiquement, ce sont donc eux qui font l’objet de toutes les attentions : « Merci aux enfants [...] et aux enfants d’hier, qui sont devenus créateurs aujourd’hui de cette presse. [...] Bayard est fier de ses productions, fier de ses lecteurs, et confiant dans son avenir. » Et de rappeler cette formule : « Chez Bayard, le patron, ce sont les enfants. »

 

Le directeur de Bayard jeunesse, Pascal Ruffenach, insiste : « Nous tenons d’un projet ambitieux : la volonté un peu folle de créer pour être au plus près des enfants. Et ne pas se contenter simplement d’être proche, et désormais, un pas plus loin, dans la compréhension de leurs émotions, l’exploration de leurs imaginaires, la multiplication des possibles de leur vie. »

 

Pour l’avenir, comme par le passé, c’est une volonté de justesse que recherche le groupe, que ce soit à travers les publications papier ou sur les écrans. « Nous gardons vivante l’ambition de croire en l’enfance. [...Elle] passe vite, mais dure toute la vie. »