500 libraires attendus pour les Rencontres nationales de Bordeaux

Cécile Mazin - 28.05.2013

Edition - Librairies - Rencontres nationales - Bordeaux - librairie indépendante


Les 2 et 3 juin, la ville de Bordeaux accueillera libraires et professionnels du livre, à l'occasion des deuxièmes Rencontres nationales de la librairie. 700 personnes sont attendues, dont 500 libraires, pour une mobilisation qui reflète les enjeux du secteur, à l'heure actuelle. Le réseau se sent de plus en plus oppressé, et les réactions ne manqueront pas. 

 

 

Place de la Bourse in Bordeaux

Place du Parlement, à Bordeaux

sanfamedia.com (CC BY-ND 2.0)

 

 

« Si la librairie représente aujourd'hui l'une des branches du commerce de détail dont l'économie est la plus précaire, elle résiste néanmoins mieux que les autres circuits physiques de vente de livres, notamment les grandes surfaces culturelles », explique-t-on. Sans pour autant oublier que la librairie incarne autant un commerce culturel qu'un lieu de vie et de lien social. Des valeurs aujourd'hui de plus en plus prisées. 

 

Cette année, les Rencontres veulent se tourner vers « les solutions et les pratiques à développer ou à mettre en œuvre pour pérenniser ce modèle et construire la librairie de demain ». Autrement dit, beaucoup de travail déjà accompli, qu'il convient de poursuivre. Tout en parvenant à faire évoluer les mentalités, alors que dans le contexte actuel, les angoisses, compréhensibles, se cristallisent autour du livre numérique ou de la vente en ligne.

 

Or, pour l'heure, et avant que le livre numérique ne devienne une source de revenus réelle pour les éditeurs, ce pan du marché ne représente que 0,6 % des ventes, selon les données GfK, quand le territoire français dénombre entre 2500 et 3000 points de ventes. Attention, pas des librairies indépendantes, des lieux qui vendent principalement des livres. 

 

Pourtant, les constats sont là : 8 % de chiffre d'affaires en moins entre 2003 et 2012, et 1,5 % de pertes sur 2012. Et ce, alors même que la librairie indépendante représente entre 12 et 13.000 emplois, et que ces acteurs pèsent plus de 40 % de l'ensemble des ventes de livres au détail (41% pour Ipsos, 43 % pour GFK). 

 

Aurélie Filippetti très attendue

 

Alors, l'évolution numérique, avant de parler d'ebookstores, passe tout d'abord par la vente de livres physiques au travers d'un site en ligne. Ainsi, on compterait que 37 % des librairies disposent d'un outil de commercialisation web, sans pour autant préciser ce que ces 37 % peuvent signifier dans les ventes globales de livres. Un chiffre pourtant intéressant alors que le e-commerce, pour le livre, a dépassé clairement les 10 % qu'il représentait en décembre 2012.

 

Reste que la librairie est avant tout un lieu où les livres auraient une vie, voire une existence. Selon les données de Datalib-Adelc, 83% des titres vendus en librairie ont été publiés depuis plus d'un an et 40 % depuis plus de cinq ans

 

Voilà le contexte de ces Rencontres, suite logique de ce qui a pu se dire à Lyon, et des différentes annonces faites par les ministres de la Culture. La ministre Aurélie Filippetti, dont la venue est confirmée, devrait profiter de l'occasion pour confirmer les annonces faites durant le Salon du livre de Paris, et exposer les modalités de leur mise en place :  

  • 5 millions € d'aides au titre de crédit à la trésorerie, sous la forme de prêts mis en place avec l'IFCIC
  • 4 millions €, dans le cadre de la transmission des librairies, pour la vente des établissements.
  • la nomination prochaine d'un médiateur, dont le rôle serait d'intervenir pour régler les litiges entre les acteurs de la chaîne du livre

Et probablement un petit mot pour l'aide à la librairie en ligne, Made In France

 

Dans tous les cas, les libraires auront des choses à dire :  

Lors des Rencontres de Bordeaux, les libraires appelleront à un élargissement et à une extension à un plus grand nombre d'éditeurs-diffuseurs de ces mesures. Une meilleure répartition des revenus est en effet indispensable au sein de la filière du livre, la rentabilité de certains grands groupes d'édition dépassant 10% alors que celle des librairies est de 0,6% en moyenne et, parmi elles, celles des plus petites est inférieure à zéro.

Dans tous les cas, les échanges ne manqueront pas...

 

Plus d'informations sur le site des Rencontres




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