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732 professionnels, "premier succès" des Rencontres de la librairie

Nicolas Gary - 02.06.2013

Edition - Librairies - Matthieu de Montchalin - Rencontres de la librairie - Bordeaux


Dès 10h30, ce matin, c'était l'effervescence au Théâtre national de Bordeaux Aquitaine. Les Rencontres de la librairie vont démarrer, et plusieurs orateurs sont en place sur l'estrade : élus de la région, présidents d'institutions, le tout sous l'égide de Matthieu de Montchalin, président du Syndicat de la librairie française. 

 

 

 

Matthieu de Montchalin

Crédit ActuaLitté

 

 

Sarah Bromberg, représentant Alain Juppé, qui n'a peut-être pas résisté à l'appel du soleil, sera la première à intervenir, pour saluer l'assistance et évoquer les différentes actions originales de la ville de Bordeaux, en faveur du secteur du livre. Puis, Vincent Feltesse, député de la Gironde et président de la Communauté urbaine de Bordeaux prendra la main. 

 

"répondre aux urgences" de la librairie

 

« Je ne suis pas sûr qu'en deux ans [NdR : après les Rencontres de Lyon], l'état des librairies indépendantes se soit amélioré. » Et de rappeler que tous les commerces de proximité souffrent de la situation économique actuelle. Il parlera des difficultés propres au monde culturel, liées aux nouveaux modes de consommation. « La richesse existe toujours dans le monde culturel, mais elle ne profite plus aux mêmes qu'avant. » On devinerait facilement le nom des géants de l'e-commerce, en filigrane.

 

Toute la problématique des pouvoirs publics, est « de répondre aux urgences dans lesquelles vous vous trouvez », pour maintenir le réseau des librairies.

 

Jacques Respaud, vice-président de la CUB, et représentant le Conseil général ira droit au but : « Les librairies sont des acteurs culturels à part entière. » On n'en attendait pas moins. Mais « le seul prix unique ne saurait suffire pour assurer la pérennité du secteur. »  C'est que, les pratiques changent, les supports changent, « mais la médiation reste toujours primordiale ». 

 

 

"Le numérique n'est qu'un péril d'arrière-fond"

 

Alain Rousset, député de Gironde et président de la Région Aquitaine, évoque le livre comme un élément d'identité premier, et souhaite réfléchir à des dispositifs offensifs, pour défendre cette culture. Au niveau local, la DRAC, la Région et l'Ecla sont les trois points majeurs dans la défense du livre en Aquitaine. Et dans ce contexte, lui-même propose de « ne pas fantasmer sur le numérique », et de le dédiaboliser : l'ebook ne tuera pas le libraire, de même que les médiathèques ne les ont pas tués auparavant. Dans tous les cas, monde physique ou internet, la Région Aquitaine renouvelle son plein soutien au livre. 

 

Jean-François Colosimo, président du Centre National du Livre lui succédera : la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, doit venir demain, et des annonces seront faites. A ce titre, lui-même n'évoquera que l'accompagnement des librairies par le Centre. Avec 3,5 millions € de prêts, subventions et accompagnements, il souligne également que « le numérique n'est qu'un péril d'arrière-fond », car « bien d'autres choses sont à régler avant ». Le CNL se positionne d'ailleurs comme un accompagnateur, face aux évolutions structurelles et aux complications conjoncturelles.

 

 

 

 

Le directeur de la DRAC, Arnaud Littardi, auparavant en poste à celle d'Auvergne, parle de l'avenir de la librairie, comme un chaînon fondamentalement lié à la vie du livre - et il faut envisager l'ensemble de la filière, car on parle bien d'un enjeu national, « pas simplement parisien ». L'important serait donc de rechercher une cohérence sur l'ensemble des dispositifs, alors que la librairie se retrouve prise en tenailles « contrainte d'exister comme secteur économique et culturel ». 

 

Le franco de port, l'une des solutions

 

Il reviendra à Matthieu de Montchalin de clore ces interventions. Pour lui, la présence de 550 libraires, parmi les 732 personnes réunies, marque « le premier succès de ces rencontres ». Deux ans après Lyon, la situation économique est toujours préoccupante, bien que de nombreuses mesures en faveur de la trésorerie ont été négociées, « ces mesures ne règlent pas tout ». Le passage prochain d'une TVA à 5 %, permettra d'éviter l'écueil assuré des 10 % et l'on attend avec impatience les mesures que la ministre et le président du Syndicat national de l'édition, Vincent Montagne, présenteront avec le président du SLF. 

 

Citant l'étude réalisée par Livres Hebdo, Matthieu de Montchalin souligne que l'avenir du réseau des librairies indépendantes est connecté au livre : quand le réseau des indépendants s'appauvrit, c'est tout le secteur qui souffre. Parmi les pistes, des dispositifs d'intervention puissants, pour soutenir la trésorerie des libraires ont été présentés par la ministre. Mais ces derniers doivent être complétés par des mesures : soit une taxe pour créer un fonds de soutien, soit une suppression des 5 % de remise. 

 

La nouvelle solution passerait par un franco de port, alors que le livre « est le seul secteur où le détaillant paye le transport des marchandises ». La grande distribution aurait déjà négocié des accords pour s'y soustraire, aussi le franco de port serait « une solution  pour rétablir une injustice ».

 

Désormais, on attend les annonces de lundi matin...




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