Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

A République, l'Arbre à lettres devient l'Acacia

Clément Solym - 03.10.2012

Edition - Librairies - Arbre à lettre - Librairie - Acquisition


C'est effectif depuis ce 1er octobre, une des quatre librairies du réseau de L'Arbre à lettres a été rachetée par un salarié de la maison épaulé de sa compagne. Les nouveaux propriétaires de la boutique, située boulevard du Temple dans le 3ème arrondissement (République), sont Jean-Paul Vecchioli et Sandrine Langelus. A l'occasion de cette acquisition, la librairie a été rebaptisée l'Acacia.

 

 

 

 

C'est dans un message sur le blog officiel de l'Arbre à Lettres que la nouvelle est apparue : 

L'Arbre à Lettres a le plaisir de vous annoncer la naissance d'une nouvelle librairie à République : A partir du 1er octobre 2012 Sandrine Langélus et Jean Paul Vecchioli vous accueilleront à la librairie L'Acacia. Nous remercions tous nos clients pour leur fidélité et souhaitons belle et longue vie à L'Acacia.

 

Le réseau de l'Arbre à lettres a été créé par Martine Dantin et Patrick Binet, et sa première vitrine a ouvert ses portes en 1980 près de la rue Mouffetard. D'autres boutiques ont suivi à Bastille, Denfert-Rochereau, et République. Jean-Paul Vecchioli, riche d'une expérience significative dans la profession. Depuis 2007, il était en charge de la communication de l'ensemble du réseau. Sandrine Langelus, graphiste de formation, fait quant à elle ses débuts dans le métier. Ensemble, ils se fixent l'objectif de redonner sa dynamique au magasin. 

 

Jean-Paul Vecchioli a répondu aux questions d'Actualitté. Il a expliqué : « J'ai passé 23 ans en tant qu'employé du réseau de l'Arbre à lettre. Cela faisait quelques années que nous attendions tous deux l'opportunité d'ouvrir notre propre librairie. Alors quand l'occasion s'est présentée, nous avons sauté à pieds joints. »

 

Évoquant les projets du couple, il a ajouté : « Dans un premier temps, on ne va pas changer grand-chose. Nous allons développer le rayon des Beaux-Arts, qui nous intéresse particulièrement. La deuxième chose sera de rendre le lieu plus proche de nous, convivial. Cela passera notamment par la décoration et la présence de plantes. »

 

Jean-Paul Vecchioli s'est exprimé sur l'évolution du métier de libraire indépendant : « Je sortirai du discours pessimiste qui se généralise. Le défi est de s'inscrire à nouveau dans les quartiers, à être proches des clients. À nous d'être agressifs dans nos choix. Il faut également mieux considérer le personnel, tant qu'ils seront mal payés le métier aura des difficultés, il faut le motiver. Il faut avoir l'envie. »

 

Le chiffre d'affaires du magasin n'a jamais renoué avec les résultats postérieurs à l'incendie dont il fut victime en avril 2009. Il représentait 700 000 euros pour l'année 2011. La structure, désormais hors du réseau, est d'ores et déjà en cours de réajustement. Un poste a été supprimé, pour adapter les charges de l'entreprise par rapport à son chiffre d'affaires, tandis que le personnel a été renouvelé. 

 

La reprise de la librairie s'est faite avec le soutien de l'Adelc et du CNL.