A Valois, Mitterrand passe le flambeau à Filippetti

Clément Solym - 18.05.2012

Edition - Société - Aurélie Filippetti - Frédéric Mitterrand - ministère de la Culture


Ce 17 mai, le ministère de la Culture et de la Communication, comme d'autres, assistait à la passation de pouvoir entre Aurélie Filippetti et Frédéric Mitterrand. Un gouvernement chasse l'autre, mais en bonne intelligence, entre ministres de la Culture, alors que Mitterrand a salué l'arrivée de Filippetti en offrant un ouvrage dédicacé de citations puisées dans l'oeuvre de Carlos Fuentes.

 

L'ex-ministre de la Culture a même ajouté : « C'est un jour de chance pour ce ministère, car il va y avoir à partir de maintenant une ministre dont l'empathie pour le monde de la culture est connue depuis longtemps et notamment parce que la ministre est une artiste en elle-même, un écrivain de très grand talent et de très grande qualité. »

 

 

 

Frédéric Mitterrand laisse donc à la nouvelle ministre une rue de Valois « qui fonctionne remarquablement bien », rapporte l'AFP. Le ministre, depuis qu'il est sur le départ, a multiplié les notes d'humour, ou les attaques franchement menées, contre François Fillon et l'augmentation de la TVA sur le livre « Oui, c'est un vrai problème, parce que moi j'étais contre l'élévation de la TVA. » Et d'ajouter : « Ça c'est passé comme une sorte de coup d'État du ministère des Finances. Ça s'est passé durant le week-end. » (voir notre actualitté)

 

Et toujours avec l'humour qui le caractérise, Mitterrand s'en est allé, sur son scooter, objet qui lui avait coûté un petit accident, et que les services gouvernementaux lui avaient interdit. En quittant la rue de Valois, il assurait même avoir vécu « l'un des moments les plus marquants » de l'exercice de sa fonction.

 

Et désormais, le site du ministère est rhabillé aux couleurs de Madame la ministre et députée de Meurthe-et-Moselle, titulaire d'une agrégation de lettres classiques. Au cours de la passation, Aurélie Filippetti évoque un ministère « intimement lié à une certaine idée que nous avons de la France, de ses valeurs et de ce que nous voulons transmettre aux générations qui suivent, le meilleur de ce qui nous a été légué en héritage par ceux qui nous ont précédés ».

 

 

 

« Si nous sommes réunis ici, c'est parce que nous croyons profondément que la culture, c'est cette rencontre quasi miraculeuse entre la subjectivité d'un artiste (...) et le partage, l'intersubjectivité, le fait qu'en exprimant ce qu'on a de plus intime, on va toucher dans autrui ce qui relève de l'universel. » La ministre de la Culture et de la Communication indique vouloir servir « un dessein politique au sens le plus noble du terme » qui consistera « à œuvrer pour que la culture et les arts soient accessibles au plus grand nombre ».