Abdellah Taïa tire profit de son amitié avec Frédéric Mitterrand

Clément Solym - 14.10.2010

Edition - Société - Abdellah - Taïa - subvention


Ce sont nos confrères de Bakchich Info, toujours à l’affût des nominations douteuses et du pistonnage caractérisé, qui révèlent les profits qu’Abdellah Taïa a su tirer de son amitié avec l’actuel ministre de la Culture et de la Communication, Frédéric Mitterrand.

L’écrivain marocain de langue français, Abdellah Taïa, né en 1973, est parti de presque rien. Et, après le succès de ses premiers livres abordant, sous forme autobiographique la question de l’homosexualité, son tout dernier titre, Le Jour du roi (sorti en août dernier) le place même parmi les prétendants au prix Goncourt.

Mais, entre temps, Abdellah Taïa a su tirer profit d’un véritable accélérateur de carrière : son amitié avec Frédéric Mitterrand. Cosignant en 2007 aux côtés de l’actuel ministre de la Culture et de la Communication le livre Maroc 1900-1960, un certain regard, le jeune homme gagne sur tous les tableaux. S’en suit en 2009 une préface qu’il signe pour le livre de François-Marie Banier, Grandes chaleurs. Et le tour est joué…


On apprend la nomination le 30 décembre 2009 d’Abdellah Taïa au sein de la commission d’avances sur recettes au CNC par…Frédéric Mitterrand. Cette instance intervient notamment pour octroyer des subventions publiques aux projets de films. Pourtant, jusque-là, Abdellah Taïa était connu comme écrivain…non comme expert cinéphile…

Il suffit d’attendre encore un peu pour que les choses prennent corps. Et le 8 juillet 2010, la commission d’avances sur recettes du CNC décide de soutenir le projet de… Abdellah Taïa, dénommé Sans toi, sans ton amour, sans ton corps, sans ton sexe. N’y aurait-il pas un léger abus dans toute cette histoire ?