Absentéisme scolaire : Nicolas Sarkozy remonte au créneau

Clément Solym - 25.03.2010

Edition - Société - absentéisme - scolaire - Sarkozy


Lors de sa première intervention depuis la défaite remarquée de l’UMP aux régionales, le président de la République s’en est pris à l’absentéisme scolaire, voulant mettre fin à ce qu’il nomme « un fléau ».

Alors qu’il y a peu, Luc Chatel s’attaquait au problème du non-remplacement des enseignants absents, c’est maintenant Nicolas Sarkozy qui souhaite œuvrer pour faire revenir les jeunes à l’école : à les entendre, on se demande s’il y a encore des élèves et des enseignants dans les établissements scolaires !

Pour ce qui est de l’absentéisme scolaire, il touche, au niveau national, tous établissements confondus, 5 % de l’effectif global. Toutefois, dans l’enseignement professionnel, les chiffres grimpent jusqu’à atteindre 10 %. C’est un problème qui se retrouve également d'autant plus marqué dans les quartiers défavorisés.

Nicolas Sarkozy propose des sanctions et notamment la possibilité de supprimer les allocations familiales aux parents dont les enfants sont régulièrement absents…Cette mesure a tout de même un air de déjà vu… Elle avait été supprimée en 2004 puis remise à l’ordre du jour après les émeutes de 2005. Intégrée à la loi sur l’égalité des chances, elle fait partie de ce que l’on a appelé le « contrat de responsabilité parentale ».

Dans les faits, cette mesure n’est quasiment pas appliquée depuis sa création. Elle ne règle en aucun cas le problème qui viendrait bien davantage d’un effort à faire sur l’orientation des élèves. En effet, combien se retrouvent dans des filières qu’ils n’ont pas choisis. Arrivés là pour remplir des places, ces élèves ne restent pas longtemps sur les bancs de l’école.

Allant plus loin, Nicolas Sarkozy s’est proposé également de mieux lutter contre le problème des élèves difficiles qui pourrissent l’atmosphère des classes. Il souhaite qu’ils soient automatiquement placés dans des établissements spécialisés. Une belle idée sans doute mais à l’heure des suppressions de postes, on se demande quelle sera la réalité de cette ambition quand on sait combien ces jeunes ont besoin d’un encadrement fort…