L'Alabama signe la fin de l'enquête autour de Harper Lee

Cécile Mazin - 06.04.2015

Edition - Justice - Harper Lee - enquête abus faiblesse - Alabama roman


En Alabama, la publication du nouveau livre de Harper Lee ne finit pas de susciter les interrogations. Une enquête avait été diligentée pour définir si l'auteure était bien en mesure de prendre la décision de cette nouvelle parution, et qu'elle n'avait subi aucune influence. Ouverte début mars, l'enquête réunissait les opérateurs du State Departement of Human Resources Department et l'Alabama Securities Commission. 

 

 

 

 

Les conclusions avaient été rapidement remises, puisque, quelques jours après l'ouverture du cas, on annonçait qu'il n'y avait aucun abus de faiblesse. Mi-mars, pour les enquêteurs, le dossier était donc clos.

 

Cependant, ce vendredi 3 avril, l'avocat d'Harper Lee, Andrew Nurnberg, a été officiellement informé par le State Department qu'elle avait mis fin à son implication dans l'enquête. C'est qu'en dépit des déclarations de la romancière, voilà deux mois, assurant qu'elle était en pleine possession de ses moyens, de vilains doutes subsistaient. On s'inquiétait de ce que Harper, âgée de 88 ans, ne fasse pas sortir un nouveau livre de son plein gré. 

 

Au cours des 55 dernières années, son premier livre – et jusqu'à lors unique – To Kill a Mockingbird, s'est écoulé à plus de 40 millions d'exemplaires, avec 400.000 qui se sont vendus durant l'année 2014. Or, en 2007, Nelle, de son premier prénom, a eu un accident vasculaire cérébral, qui a provoqué de graves problèmes d'audition et de vision. Il semble, selon les témoignages des proches, qu'elle comprenne très bien, et suive de longues conversations, si les visiteurs lui crient à l'oreille. 

 

Cette infirmité apportait de l'eau au moulin de ceux qui soupçonnaient un abus de faiblesse. 

 

Mais il est à présent possible de circuler en paix : Go Set a Watchman pourra être publié en toute quiétude, le State Department se dégage totalement de l'enquête, après donc que l'Alabama Securities Commission l'a également fermé mi-mars. 

 

Aucun commentaire n'a été fait par les autorités, la loi interdit formellement de faire de l'exégèse. (via The New Times)

 

En France, le livre sera publié aux éditions Grasset.