Accord trouvé et projet de grève abandonné pour les bibliothèques de Toronto

Joséphine Leroy - 04.05.2016

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Alors que les bibliothécaires manifestaient leur inquiétude quant à la sécurité de leurs emplois et de leurs salaires, une entente de principe a été conclue entre le conseil des bibliothèques publiques de Toronto et la section locale du Syndicat canadien de la fonction publique de Toronto (SCFP 4948). Selon le syndicat, la moitié des employés en bibliothèque travaillent à temps partiel. Une menace de grève planait, mais les 2.200 employés de bibliothèque y renoncent. 

 

Soul sucking libraries

(Soul sucking libraries / CC BY-ND 2.0)

 

 

Depuis le 31 décembre 2015, aucun contrat de convention collective ne reliait le syndicat à la Ville. Les négociations pour ce nouveau contrat ont commencé dès février. Les revendications syndicales concernaient l'augmentation de salaire des employés (l'obtention de revenus décents), mais aussi la nécessité de mettre en place des mesures qui freineraient la précarisation qui touche progressivement les employés de bibliothèques publiques. « La moitié de notre effectif travaille à temps partiel et les trois quarts sont des femmes, précise-t-elle. La nouvelle convention collective devra tenir compte de la réalité du travail dans le réseau bibliothécaire », estimait-elle dans un communiqué de presse. 

 

D'autre part, la réduction du budget est alarmante lorsque l'on sait que le volume de transactions dans les bibliothèques n'a de cesse d'augmenter : « Il faut que la Ville reconnaisse que la demande est en croissance, puis qu’elle fixe le budget en conséquence. Nous n’avons pas les moyens d’accepter une autre convention collective truffée de reculs qui viendra affaiblir les services en déstabilisant les emplois. »

 

 

« Les négociations ont été difficiles, mais notre comité de négociation est parvenu à une entente qui, nous le pensons, répond à certaines de nos demandes et permet aux bibliothécaires de continuer à offrir un servir de qualité », a informé Maureen O’Reilly, présidente de la SCFP 4948. Les établissements ont rouvert aux horaires habituels. 

 

Ana-Maria Critchley, porte-parole du Conseil des bibliothèques publiques de Toronto, a déclaré que la ville se « réjouissait » de l’entente. Elle a indiqué que le Conseil d’Administration devait maintenant ratifier l’accord lors d’une réunion spéciale prévue pour cette semaine. 

 

 

Les négociations ont duré jusqu’à lundi matin, date limite que se sont fixée les parties. Il faudra attendre le vote de ratification des bibliothécaires pour connaître le contenu de l’accord. Maureen O’Reilly a toutefois précisé que la négociation a permis d’atténuer la menace de privatisation. Le développement des services, en revanche, n’a pas pu être discuté plus en avant. « Je vous assure qu'à l'avenir, nous formerons un groupe puissant et construirons à Toronto des bibliothèques plus efficaces, plus solides », a-t-elle affirmé dans un communiqué à la suite de l'accord. 

 

(via CBC