Achat dans l'application : plainte collective contre Apple

Clément Solym - 18.04.2011

Edition - Justice - apple - plainte - achat


Il fallait s'y attendre, le système d'achat d'Apple à l'intérieur d'une application, fut-elle gratuite, a fait grincer des dents. D'un côté, Apple estime légitime de gagner de l'argent par ce biais, quand de l'autre, ceux qui payent la facture grognent.

Si dans la version iOS 4.3, Apple avait corrigé le tir en faisant en sorte que le système d'achat In-App soit plus sécurisé, reste que les parents sont encore loin d'être convaincus.

En effet, avec ce système, il était possible, avec correction, d'effectuer des achats en pagaille, durant tout une heure après le téléchargement de l'appli. Et le jeune consommateur bien accro à son jeu se goinfrait alors de ces petits achats, sans même se rendre compte de ce qu'il pouvait bien faire. (via Techland)

Le quart d'heure d'impolitesse

Entre-temps, sort donc la révision de iOS, qui réduit ce délai à 15 minutes, durant lesquelles l'utilisateur peut profiter de l'identification fournie pour télécharger - et acheter - sans limite. Mais pendant cette période, on pouvait tout autant se goinfrer de produits additionnels. (via PCWorld)


Mais voilà, la plainte est tout de même tombée de la part de parents qui s'estimaient lésés - et parfois délestés, de plusieurs centaines de dollars, que leur tendre progéniture avait dépensées sans compter. Et en ignorant même qu'elle dépensait, de fait.

L'intéressé, Garen Meguerian, résidant de la banlieue de Philadelphie, poursuit ainsi Apple en justice, pour les 200 $ que sa fille a dépensés par le biais de cette faille. Et son avocat de pointer, qui plus est, un jeu adaptant l'univers des Schtroumpfs, qui permet de faire monter l'addition très très vite, très très haut...

En quinze minutes, pour l'exemple de ce jeu, on pouvait aisément acheter pour 1400 $ de marchandises diverses... (via Apple Insider)

La famille, ça compte, mais pas que

N'oublions pas non plus les doléances des éditeurs d'applications, qui voyaient dans cette décision de taxer l'achat à la hauteur de 30 %, une perte importante pour leur activité.
Des angoisses de développeurs qui semblent justifiées. En effet, le cas du service Readability, qui permet d'adapter une page web en une version avec des publicités, lisible sur appareils iOS, provoque une foule de question. L'application a en effet été refusée par Apple, entraînant la publication d'une lettre ouverte, par le créateur Richard Ziade.

Celui-ci souligne qu'en lui imposant de verser 30 % à Apple, alors même qu'il n'éditeur aucun contenu original va diminuer drastiquement leurs revenus. Le principe de Readability est simple : 70 % de ce qu'il perçoit en affichage publicitaire est payé aux éditeurs. Alors forcément, les 30 % de repris, c'est raide.
(notre actualitté)