Acheter l'anonymat de JD Salinger : sa première maison à vendre

Cécile Mazin - 20.08.2014

Edition - International - Salinger maison - vie privée - protection journalistes


Il y avait clairement stipulé «Entrée interdite» et certainement «Cerbère pour garder la porte» : la maison de JD Salinger, située à Cornish, dans le New Hampshire, fut occupée dans les années 50. Or, son actuel propriétaire, qui occupe les lieux depuis les années 80, a décidé de la mettre en vente. Le prix est raisonnable, 679.000 $. Tout cela pour vivre reclus ?

La protection de la vie privée, Salinger lui a donné un tout autre sens. Dès lors qu'il décida de quitter toute vie publique, et d'abandonner la publication de livres, les journalistes n'avaient que rarissimement quelque chose à se mettre sous la dent. Le journal Valley News raconte que désormais, cette propriété ancienne est proposée, avec ses quatre chambres, à qui en voudra bien. 

 

Et pour allécher le chaland, on lui rappelle que la famille de Joan Littlefield, qui l'occupe, a découvert quelques souvenirs de l'écrivain, après y avoir emménagé. D'ailleurs, parmi ces fameux souvenirs, il faut mentionner les toilettes sur lesquelles l'écrivain posa son séant — et qu'un joyeux farfelu tenta de vendre sur eBay pour un million $

 

Il s'agit cependant là de la première maison de l'écrivain — près de 270 m2 — que la famille du défunt Joan a du mal à entretenir. L'agence en charge de cette vente insiste sur le côté histoire littéraire de la bâtisse, sans que l'on ne sache quels furent les liens entre JD et l'acquéreur. 

 

La veuve explique qu'après la mort de son époux, elle avait envisagé de mettre une annonce dans les pages du New Yorker, « dans l'espoir d'attirer les gens littéraires ». Salinger, est décédé en janvier 2010, et au cours de ces dernières années, si le monde littéraire s'enflamme toujours à son évocation, la folie, dans la ville, s'est apaisée.

 

Il est certain qu'en dehors des murs de la maison, la décoration a certainement évolué quelque peu — et on ne se souvient plus très bien si, à l'époque, elle disposait déjà de deux salles de bain. (l'annonce)